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Clara est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté subit la mort mystérieuse d’animaux et des récoltes, les villageois attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la retrouver.
La Fille Condor, drame bolivien d’Alvaro Olmos Torrico avec María Magdalena Sanizo, Marisol Vallejo Montaño, Nely Huayta Cutipa, 2026, 93 mn Scénario : Alvaro Olmos Torrico Titre original : La hija cóndor https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5274
Arnold, une souris de la classe moyenne au chômage, traverse une crise existentielle profonde. Il vit dans une ville ou l’entreprise ultralibérale A.L.M.A. dirige tout ; abrutissant la population pour mieux imposer sa loi. Contrairement à sa femme María, Arnold a depuis longtemps l’impression que ce monde est irréel et faux. Décidant de se rebeller contre la société, quitte à devoir affronter ses soi-disant amis, ses voisins, ses médecins, Arnold élabore un plan astucieux pour s’échapper de la ville afin de commencer une nouvelle vie.
Decorado, film d’animation espagnol d’Alberto Vázquez avec Asier Hormaza, Aintzane Gamiz, Kandido Uranga, 2026, 95 mn Scénario : Alberto Vázquez et Francesc Xavier Manuel https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5275
Les éditions des Festivals de Cannes ne sont pas toujours mémorables. Pour celle de 2024, citons tout de même le formidable et détonnant Substance de Coralie Fargeat, le grand succès qu’a été L’Amour ouf de Gilles Lelouche et le toujours attendu Jacques Audiard avec Emilia Pérez. Côté déception pour les critiques, il y a eu le Megalopolis de Coppola et les quasi "abonnés" David Cronenberg (Les linceuls) ou Paolo Sorrentino (Parthenope). Et au milieu de cette sélection finalement variée et de qualité, la palme d’or a été attribué à un réalisateur américain jusque-là discret, Sean Baker, pour un long-métrage, Anora, bien plus remarquable qu’on ne pourrait le croire a priori.
Anora, ou "Ani", est une strip-teaseuse et escort girl sévissant dans un de ces clubs branchés de New-York, fréquentés notamment par des clients russes. Cela tombe bien, la jeune femme parle couramment cette langue. Justement, une nuit le fils d’un jeune oligarque russe, aussi insouciant que sympathique, la réclame. Entre les deux, la rencontre tarifée bascule dans la complicité, puis dans un mariage décidé sur un coup de tête. Une strip-teaseuse mariée à un fils à papa ? C’est mal connaître les parents de ce dernier, bien décidés à faire annuler cette union.
Sean Baker a mis la barre très haut
La vraie surprise de l’édition 2024 de ce Festival de Cannes explique qu’Anora ait reçu la Palme d’or. Car cette histoire moderne d’une Cendrillon moderne et olé-olé promet bien des surprises. Et de bonnes surprises. Il y a d’abord l’actrice principale, Mikey Madison Rossberg, tour à tour séduisante, mystérieuse, drôle, aguicheuse et bouleversante. Elle crève l’écran dans le rôle pas si simple d’une escort girl soudainement prise au piège d’un gamin immature, expansif et soudainement lâche. Il faut du tempérament pour porter à bout de bras cette comédie douce-amère – et à vrai dire, plus amère que douce.
On pourra être plus réservé sur le personnage insupportable joué par Mark Eydelshteyn. Cela dit, il faut de la justesse pour incarner ce fils d’oligarque russe, enfermé dans une prison dorée. Son mariage à Las Vegas devient un piège qu’il est incapable d’assumer. Or, Sean Baker se montre particulièrement malin est dans le parti-pris du scénario comme de la mise en scène. Le film de mafia – russe – devient une comédie avec le parrain arménien Toros et ses deux hommes de main, dont Igor. Tarrantino aurait fait de cette histoire tordue un jeu de massacre. Pas ici. En ne choisissant pas la facilité, Sean Baker a mis la barre très haut. Anora reste une love story à la fois osée, déjantée, sans pour autant cacher son vrai message d'une aventure gâchée. Et si finalement, à l’image de la scène du magasin de confiserie dévasté, Anora ne racontait pas l’histoire de la fin d’un rêve et la mort définitive de l’innocence ?
Anora, comédie dramatique américain de Sean Baker, avec Mikey Madison Rossberg, Mark Eydelshteyn et Iouri Borissov, 2024, 138 mn https://www.netflix.com/fr/title/81952362
Barbara et Heli sont amoureux et heureux. Clowns professionnels, ils savent rire de tout et mènent une vie joyeuse avec leurs 2 enfants. Quand un accident emporte Héli et les enfants, Barbara doit trouver un nouveau chemin. Portée par les souvenirs qu’elle chérit, elle prouve que l’amour ne meurt jamais et qu’il faut toujours oser embrasser la vie. Meilleure actrice et meilleur scénario au Austrian Film Award 2026
Seule la vie, drame allemand d’Adrian Goiginger avec Valerie Pachner, Robert Stadlober, Stefanie Reinsperger, 2026, 121 mn Scénario : Senad Halilbašić Titre original : Vier minus drei https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5273
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Pompei, Sotto le Nuvole. Il sera visible du 23 au 29 septembre. Soirée débat le mardi 29 septembre à 20H30.
Pompéi, Naples, le Vésuve. Des vies sous la menace du volcan : archéologues, pompiers, éducateurs, marins, photographes… La terre tremble et le passé infuse dans le présent de tous. En donnant voix aux habitants, le film compose un portrait inédit de la ville, comme une machine à voyager dans le temps. Prix spécial du Jury Mostra de Venise 2025
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Les Matins merveilleux. Il sera visible du 16 au 20 septembre. Soirée débat le mardi 20 septembre à 20H30.
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
Les Matins merveilleux, comédie dramatique française d’Avril Besson avec India Hair, Raya Martigny, Eric Cantona Scénario : Avril Besson et Pauline Baduel, 2026, 87 mn https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5243
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Notre histoire - Chroniques du Caire. Il sera visible du 9 au 15 septembre. Soirée débat le mardi 8 septembre à 20H30.
Le Caire, 1967. Ahmed, pianiste obstiné dans une famille qui ne jure que par le football, reçoit une lettre en provenance d’Autriche : Liz a répondu à son annonce pour devenir sa correspondante. De la guerre des Six Jours à l’ère Sadate, leur destin va s’écrire en même temps que celui de l’Égypte : entre rêves contrariés, conflits, chaos familial, et petites victoires arrachées au destin.
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Le Triangle d'or. Il sera visible du 2 au 8 septembre. Soirée débat le mardi 8 septembre à 20H30.
Pour gagner sa vie, Laura accepte un emploi au service de Souria. Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, Souria vit dans l’attente de ses visites. Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes. Mais Laura pressent qu’un danger pèse sur Souria et que cette cage dorée pourrait bien se refermer sur elles deux.
Le triangle d’or, drame français de Hélène Rosselet-Ruiz avec Malou Khebizi, Soundos Mosbah et Ziad Bakri, 2026, 90 mn Scénario : Hélène Rosselet-Ruiz, Pauline Guena https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5241