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L’‎Œil du Frigo

  • Un frigo à vous glacer le sang

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    Vous connaissez le thriller J'ai rencontré le Diable ? Jusqu'ici, pas nous. Mais L'Œil du frigo nous fait découvrir ce film sud-coréen grâce à une scène de frigo, à vous glacer le sang. 

    Voici un film froid et noir comme son titre l'indique. C'est un film coréen qui descend au fond de la plus pure bestialité, pour ne pas parler d'immondicité. Un sérial-killer tue la fiancée d'un espion qui va se venger en faisant souffrir le serial-killer par petits morceaux et grosses tortures. Lorsque ce dernier est hébergé par un ami serial-killer cannibale comme lui (eh oui même les serial-killers ont leur réseaux sociaux et leur Airbnb...), l'hôte lui cherche le meilleur morceau pour un dîner de chef.

    Tout naturellement il se dirige vers son frigo, sa chambre froide, mais il s'aperçoit qu'il n'y a plus d'intestins. Il est vrai que l'intestin grillé est un met extraordinaire. Mais voilà : un frigo mal achalandé nous fait souvent changer de recette, à moins d'aller faire des courses si on tient vraiment à notre dîner... Je ne vous dirai pas ce qui se passe par la suite : changera-t-il d'avis, et d'envie ? Va-t-il faire des courses? A vous de voir, en ces lendemains de fêtes si vous avez envie de découvrir la suite.

    Le frigo, toujours là dans les grands moments de l'humanité, voire de l'humanité déshumanisée, nous livre quelques morceaux de corps humain parfaitement sectionnés, découpés et rangés au frais pour servir un chef cuistot très organisé. Bien évidement le lieu est glauque, il n'y a pas d'apologie de la découpe humaine. Nos amis syndicalistes, représentants des frigos, n'auraient pas voulu associer cette séquence à des frigos tout fringants et ultra-connectés qui auraient indiqué sur le smartphone dudit cuistot : "Il n'y a plus d'intestin. Veuillez en trouver." Non : les frigos sont les amis des hommes. Ils ont leur dignité : ils participent avec de vieilles chambres froides, glauques et grises, à l'éclairage au néon... A noter que dans ce genre de frigo, il n'y a rien d'autre. Pas de ketchup, pas de moutarde : rien que des morceaux de corps entassés, à destination de quelques assiettes.

    Bon, j'ai poussé le vice à compter ce qu'il y avait dans le frigo : pour une fois qu'on a une belle vue... Huit avant-bras, deux jambes, un tronc sans tête... peut être d'autres choses mais elles sont dissimulées. De quoi tenir un moment sans faire les courses, sauf si on a déjà mangé tous les intestins... Les gourmands ! ;). Si vous allez chez des amis qui possèdent ce genre de chambre froide - parce que c'est très à la mode ce côté industriel dans une cuisine -, assurez vous que le frigo est correctement humanisé et non déshumanisé. Sinon, je ne donne pas cher de votre repas Vous pouvez vous même vous retrouver dans un frigo !

    Âmes sensibles s’abstenir évidemment, mais cette vengeance aux petits oignons reste un régal.

    J'ai rencontré le Diable, thriller de Kim Jee-woon
    avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Chun Ho-jin et Chun Kook-haun
    Corée du Sud, 2010, 141 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "J'ai rencontré le diable frigo"

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  • Héroïque frigo !

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    Alors que Jumanji Next Level vient de sortir, L’‎Œil du frigo propose de revenir sur le tout premier Jumanji, dont les effets spéciaux comme l'histoire avaient époustouflé les spectateurs de 1995. Focus sur une scène qui a pour protagonistes des singes et, bien entendu, un réfrigérateur proprement héroïque

    Nous voici dans l'excellent Jumanji dont la folie n'a d'égal que son frigo. Une dinguerie de gamins qui finit en cauchemar. Un film absolument formidable avec des singes qui sont montés sur piles nucléaires. Ici, nous sommes au début du jeu et les singes viennent d’apparaître. Ils prennent possession de la cuisine ce qui n'est pas sans nous rappeler une certaine scène chez les Gremlins. Évidemment, ils s'en prennent au frigo, ouvert, pillé, vidé et qui résiste à cette déferlante de folie. Il faut dire qu'on a affaire à un frigo extraordinaire, rien à voir avec les frigos du XXIeme siècle dont l'obsolescence programmée est visible à l'oeil nu. Ici on a affaire à un meuble frigo, peut être même une pièce de musée. Regardez cette porte, comme elle est découpée, tout est moulé et creusé dans le meuble. Cela rassemble à une sculpture art-déco qui se pose comme le seul rempart face à la horde des singes.

    Même si nous sommes un brin au pays des songes, ces singes nous réveillent de façon la plus tendre qui soit. Pour le frigo, on peut remarquer qu'aucun des singes ne se goinfre dans cet antre de la nourriture. Non : là, ils sont en mode destruction totale, comme si vous aviez laissé un bande d'ados hystériques dans la cuisine et que vous aviez fermé la porte. Bien qu'offert à ses agresseurs, le frigo symbolise toute la puissance de la famille, celle qui va dans tout le film se mettre en travers de ce jeu cauchemardesque.

    La porte, comme le frigo, sont bien achalandés et les rangements d'un grande précision. On est loin de nos quelques étagères modulables qui nous posent toujours des problèmes pour ranger nos bouteilles. On pourrait presque dire que nous avons affaire à un frigo de luxe avec son pied devant l'ouverture de la porte pour ceux qui "trop petits" ne pourraient pas atteindre le dessus du frigo , un endroit qui comme on le sait reste souvent inaccessible aux petits. Ici c'est simple, ouvrez le frigo, montez sur la petite marche, gagnez dix centimètres et vous accéderez avec facilité sur cette plateforme au dessus du frigo tellement utile dans une cuisine. J'encourage tous ceux qui n'ont encore rien mis au dessus de leur frigo à aller se mesurer : vous aurez peut être une réponse claire à vos questions de rangement aérien.

    Jumanji, comédie fantastique de Joe Johnston
    avec Robin Williams, Bradley Pierce, Kirsten Dunst, Jonathan Hyde et Bonnie Hunt
    Etats-Unis, 1995, 104 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Jumanji frigo"

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  • Bientôt, l'heure du bilan

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    Pour bien commencer cette nouvelle année, Bla Bla Blog va bientôt vous présenter son top des chroniques les plus populaires de 2019. Avec des surprises et des succès étonnants, toujours au service d'artistes, d'hommes et de femmes de culture qui ne transigent jamais. Un peu de patience avant de découvrir les articles qui ont marqué un an de Bla Bla Blog.

    Et bientôt, sur ce site, de la musique, des livres, des films et des séries : il sera question du dernier album de Philippe Katerine, des EP d'Abel Orion, de Kara Marni ou de Lou Tavano, du nouvel album de Marc Michel, de jazz, de world music mais aussi de chanson française. Côté littérature, nous nous intéresserons à la véritable bombe qu'est Trip de Lao Tin, ainsi qu'à l'étude éloquente de Benoît Coquard.

    Et bien sûr, nous continuerons notre hors-série sur David Foenkinos et nous continuerons notre voyage dans l'univers du réfrigérateur au cinéma, avec L'Oeil du Frigo.

    A bientôt, et bien sûr excellente année 2020. 

    Photo : Jessica Lewis - Pexels

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  • Un Joker au Frigo

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    En cette semaine festive, L’‎Œil du frigo s'intéresse à l'un des films majeurs de l'année 2019. Joker a su transcender le film de super-héros pour devenir un thriller psychologique impressionnant. Focus sur un frigo qui nous parle, à sa façon, d'un film sur lequel on n'a pas fini de gloser

    On est en pleine folie de frigo. Je sais, il faut que je me calme, mais lorsque j'ai vu ce fêlé de Joaquim Phoenix rentrer dans le frigo, mon sang n'a fait qu'un tour!

    Un joker dans un frigo c'est comme un signe divin, non? (c'est presque aussi bien qu'un "Ça" dans un frigo). Allez, je prends ça (je ne parle pas du film) comme un bon signe, vu que le film a eu un Lion d'or à Venise.

    Nous avons ici un Joker qui va détruire un frigo. Bon, OK , il n'y avait pas grand chose dedans. Il n'hésite pas à sortir les bacs à légumes vides et à les foutre par terre. Ici, on ne parle plus de bien achalander le frigo. Ce n'est pas la peine, car c'est la bouffe qui vide le frigo pour s'y mettre. C'est un nouveau concept, bien plus fort que le frigo connecté ! Les victuailles arrivent, dégagent l'architecture intérieure du frigo et s'installent dans le frigo. Je me demande si cela à avoir avec le courant culinaire du "manger vivant"? C'est peut être un message subliminal...

    Non, soyons sérieux un film époustouflant nous tombe dessus et, comme d'habitude , comme dans tous les grands films, tout se passe dans le frigo. La scène est claire : il faut bien plus d'une heure pour y arriver. Mais quand on y est, on sait que rien ne sera plus pareil après la fermeture difficile de cette porte (bien mal achalandée en condiments). Un homme s'enferme dans un frigo prêt à mourir et, tel le Phœnix, il va renaître. Je suppute quand même Joaquim d'y avoir un brin pensé, à moins qu'il ne lise l'excellent blog www.loeildufrigo.fr. Bref, pour s’annihiler, rien de tel que de s'enfermer dans un frigo. What else?

    ODF

    Joker, thriller de Todd Phillips
    avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz et Frances Conroy
    Etats-Unis, 2019, 122 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Joker frigo"

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  • Et César créa le singe

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    Bla Bla Blog ouvre de nouveau ses pages à L’‎Œil du frigo, après un long silence. Nous pensions réouvrir cette séquence cinématograpique et frigoristique à Joker. Mais finalement non : nous parlerons de ce film mémorable lundi prochain. cette semaine, c'est de La Planète des Singes que nous allons parler. Pourquoi ? Comme ça

    Nous voilà plongé dans le fantastique. Bien loin de La Planète des Singes originale, nous avons ici un singe qui va évoluer grâce à un savant produit génétiquement modifiant. César, le singe qui maintenant a un cerveau de polytechnicien, élabore des plans et des stratégies pour être plus humain que les hommes. Nous sommes à la genèse, et à la genèse il y a toujours un frigo.

    César sait où se cache le produit qui rend plus homme que singe. Il s'échappe de son camp de concentration pour singe et se dirige tout droit vers le frigo de son ancien maître "grand sage généticien" qui a mis au frais sa potion magique. César ouvre le frigo comme une caverne d'Ali Baba, l'air grave, même pour un singe... C'est important de ne pas faire le singe dans un moment aussi tragique que le basculement de l'humanité vers l'animalité.

    Il faut quand même rendre hommage au caméraman qui se tient au fond du frigo en attendant qu'un singe ouvre la porte à la recherche de la potion magique qui s'applique comme un déodorant. Il aurait pu intervenir, mais non : il laisse faire le destin, l'enfant naturel du couple couché dans le lit, innocent comme Adam et Eve enfantant un nouveau monde. Un hominidé de l'ordre des primates connait l'utilisation du frigo pour y cacher les grandes inventions de ce monde. D'ailleurs, il n'y a rien d'autre dans ce frigo à part deux trois bouteilles qui ressemblent à des sauces, des condiments : un air de fin de règne de l'humanité où les hommes ont abandonné les frigos... Erreur stratégique : la civilisation humaine ne peut survivre que si son frigo est bien achalandé : ça lui évitera de mettre des sprays d'évolution de primate dedans pour qu'on se fasse anéantir.

    César et son déodorant (pour au moins 48 heures de fraîcheur) s'éclipsent en détruisant quelques voitures au passage, déjà le début fracassant de la fin de l'humanité qui a sacralisé la voiture. Tout est dit dans cette séquence. César va rafraichir ses amis primates pour qu'ils trouvent eux aussi l'intelligence et la parole. Des généraux hominidés qui ne conduiront aucun véhicule et se déplaceront à cheval. Rien ne va plus : le monde est en perdition, et tout ça à cause (grâce à) un frigo.

    ODF

    La Planète des singes : Suprématie, film de SF de Matt Reeves
    avec Andy Serkis, Steve Zahn, Woody Harrelson et Amiah Miller
    Etats-Unis, 2017, 140 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Planète des Singes frigo"

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  • Ça, le frigo de toutes nos peurs

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    Alors que le deuxième chapitre de Ça s'apprête à sortir en salles, L’‎Œil du frigo propose une chronique au sujet du chapitre 1, datant de 2017. Préparez-vous à trembler à cause d'un trivial appareil d'électroménager

    Alors là, je vous le dis : on atteint des sommets avec ce frigo. J'en reviens pas. Non, vraiment pas.

    On m'a signalé dans mon radar à frigo qu'il y en avait un dans Ça, le chapitre 1 du remake de Stephen King (le chapitre 2 sort bientôt en salle le 18 septembre). Et là – oh, stupeur ! – je découvre que c'est vrai. J'avais une tout autre idée pour cette fois-ci et puis, là, je me suis dit : un clown dans un frigo, il ne faut pas laisser passer Ça ! Mais je dis ça, je dis rien.

    Bref, l'horreur, le film, est dans un frigo. Un petit garçon panse ses plaies lorsque la porte du frigo l'interpelle. Déjà, rien que ça et je fuis à toutes jambes. Il faut dire que je ne suis pas fan des films d'horreur, encore moins des films d'horreur qui font peur – si vous voyez ce que je veux dire. La faute à un vieux film SF des années soixante dix où, sur ma vieille télé noir et blanc, j'avais eu très peur. À l'époque, chez moi, le frigo faisait un bazar… Mais revenons au XXIe siècle.

    Cette scène reste fabuleuse. Le reflet de toutes vos peurs se trouve dans le frigo. La sortie du clown en est spectaculaire de contorsion. Il fallait y penser. Pour faire sortir les peurs du frigo il faut enlever les nœuds, passer de l'envers à l'endroit, se mettre droit et pousser un cri… d'horreur. Et hop, voilà toutes nos peurs en face de nous ! Peurs très voraces puisqu'elles ont nettoyé de fond en comble le frigo, jusqu'à la porte où, d'habitude, quelques condiments restent là pour faire joli. À noter qu'on ne voit pas s'il a sifflé toutes les peurs dans le freezer, puisque que ce dernier reste fermé.

    Même dans les films d'horreur le frigo a une tête d'horreur. Vous avez vu cette porte horrible, immonde ? Qui aurait envie de mettre de la nourriture dans ce frigo ? Il vaut mieux y mettre nos peurs, les laisser refroidir et voir s'il en sort un clown. Testez ce soir, allez ! Une fois n'est pas coutume, videz le frigo, installez vos peurs et revenez vers minuit. Pourquoi minuit ? Parce que c'est toujours là qu'on a le plus peur. S'il ne s'est rien passé, c'est que vos peurs se sont congelées et vous avez perdu le contenu d'un frigo pour une semaine, mais il faut bien quelques sacrifices. Par contre, s'il en sort un clown, posez vous des questions. Des vraies questions. Et fuyez...

    ODF

    Ça 1, film d'horreur de Andrés Muschietti
    avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard,
    Sophia Lillis et Jack Dylan Grazer
    Etats-Unis, 2017, 135 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Ça frigo"

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  • Sauvée par un frigo

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    L’‎Œil du frigo nous parlait la semaine dernière de Shining. C'est un autre film à suspense dont il sera question ici : Panic Room de David Fincher. Ce film tout aussi claustrophobe met en scène une mère (excellente Jodie Foster) et sa fille diabétique (la toute jeune Kristen Stewart) dans une histoire d'agression. Problème : les deux victimes se réfugient dans une chambre forte (cette fameuse panic room) mais les médicaments indispensables à l'enfant sont dans un frigo, à l'extérieur où se trouvent les malfrats. 

    Y a-t-il un frigo dans une chambre de panique? Et bien non : le frigo est beaucoup plus loin et il faut donc sortir de cette chambre blindée pour s'y rendre. Même si Jodie Foster court comme un poids plume elle regagne le frigo en se faisant repérer. Grand moment d'intensité et de jeu de dupes de toutes les parties.

    Nous voilà dans notre élément. Meg Altman (Jodie Foster) en Mère Courage, est partie chercher l'insuline pour sa fille qui est au bord de l'insuffisance en sucre dans la panic room. Elle suffoque comme nous dans ce film. L'ouverture du frigo déclenche une bouffée d'air, de lumière et d'espoir. Elle est tellement au bord de la panique qu'elle se jette sur les bouteilles d'eau au lieu de prendre le médicament. C'est une petite astuce pour nous faire sursauter aussi. Elle fait du bruit et se fait repérer encore plus. On sent qu'elle va perdre la partie. Mais le frigo n'est pas là pour rien, même s'il est à l'autre bout de la maison. A noter que que s'il avait été dans la panic room, cela aurait généré moins de suspense. Si je me fais construire une panic room un jour, je ferai intégrer un frigo dans cet espace, surtout maintenant que j'ai vu le film.

    Lorsqu'elle prend le médicament, le plan change : vue de l'intérieur du frigo et en contre-plongée. Il faut dire que c'est un petit frigo, alors c'est beaucoup plus facile en contre-plongée. Au passage, merci au cadreur pour sa souplesse... Jodie n'en est que plus magnifiée, éclairée par la loupiote et les yeux bleus en panique. Elle ouvre la trousse de secours. Et là, grand miracle devant l’œil du frigo complice. Il y a bien une seringue dans l'étui à seringue : merci l'accessoiriste !

    C'est le climax : on sait que tout va basculer. La victime a son arme fatale : une seringue et le tour est joué... Simple, efficace et tellement frigoristique... D'ailleurs le réalisateur oppose tout de suite dans le plan suivant l'arme dotée d'un silencieux. Du grand art : seringue contre pistolet ! Quant au frigo, c'est un petit frigo d'hôtel, qui ne comporte que des bouteilles d'eau, quelques bouteilles de jus d'orange aperçues furtivement et les précieuses fioles de médicaments. Un léger détail - mais quand même : la bouteille d'eau au-dessus du frigo n'est pas tout a fait à la même place. Bon, ça c'est pour chipoter : visiblement, l'assistant réalisateur avait les yeux ailleurs.

    Un très bon film de suspens un peu étouffant, mais à voir.

    ODF

    Panic Room, film à suspense de David Fincher
    avec Jodie Foster, Kristen Stewart, Forest Whitaker, Dwight Yoakam et Jared Leto
    Etats-Unis, 2002, 112 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Panic Room frigo"

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  • Un peu de fraîcheur avec l’œil du frigo

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    Au secours, la fin du monde arrive ! Je veux dire : la canicule... Il est vrai que les chaînes d'info en continu semblent nous promettre l'enfer sur terre cette semaine : raison de plus pour nous rafraîchir avec une scène de frigo tirée d'un film légendaire, E.T. L’Extraterrestre de Steven Spielberg. Même les aliens peuvent avoir un goût prononcé pour notre célèbre appareil électroménager, si béni en ces périodes estivales. Place à l’‎Œil du frigo qui nous décrypte une scène culte de ce film sorti il y a presque quarante ans

    Un peu de fraîcheur avec cette séquence d'E.T. devant un frigo. Évidemment, on ne présente plus ce sympathique extraterrestre qui nous a rendu une visite dans les années 1980. Depuis,  plus de nouvelles : à croire qu'il n'a pas aimé la terre. À moins que cela ne soit à cause du frigo. Je me suis toujours demandé, déjà tout petit - ça date un brin - ce que penseraient les extraterrestres s'ils ouvraient un de nos frigos... Question métaphysique qui n'a jamais trouvé de réponses et qui m'a plongé après quelques dépressions spatiales à me demander si les extraterrestres existaient vraiment (à part moi, bien sûr). Bref, E.T. ouvre cette fabuleuse porte comme si un trésor se cachait derrière. On a déjà vu que Spielberg vénérait les frigos puisqu'on peut se cacher dedans en cas d'explosion nucléaire.

    Ici, ce cher Frigo est le réceptacle de nos trésors. Il est pour une fois très bien achalandé. Pas question que cet invité de marque ne découvre un frigo désert. E.T. se jette directement sur la salade de patates toute préparée de chez Boys. Allez comprendre cette marque... Certainement parce que les "boys" que nous sommes ne savent pas faire de salade de patates. Première claque : si un jour je fais un récital de l’œil du frigo je vous ferai une salade de patates à flinguer un extraterrestre. D'ailleurs E.T. ne se trompe pas : il goûte et jette le pot au chien (j'aime quand les claques font boomerang). Il aurait pu avec tout ce qui se trouve devant lui se préparer une super recette, un peu extraterrestre, avec des épices de chez lui, saupoudrée de kryptonite. Mais non, dès son arrivée , il se comporte comme un américain, salade toute préparée, et direction la bière au fond du frigo. Finalement E.T. est un Américain moyen, moche, avec du ventre et des doigts bizarres. Spielberg, nous explique ça en deux plans : qu'avons nous à montrer à ces habitants du nouveau monde ? Rien, messieurs les E.T. : venez vous soûler dans nos frigos. Oui, je sais, je suis dur, mais la preuve est là : toujours pas d'E.T. en vue depuis plus de vingt ans... On les a dégoûtés !

    Encore une petite remarque sur la porte du Frigo , le pot en haut à gauche au couvercle jaune en début de séquence, dont je n'arrive pas à identifier le contenu, devait être drôlement bon puisque l'assistant réalisateur à du le faire disparaître au profit d'un pot à couvercle blanc sur le plan de la bière.

    Il s'en passe des choses dans les frigos. E.T. aurait pu nous crier tout le film "E.T. frigo !": cela aurait été plus classe, plus mystique, plus E.T., bien plus poétique que "E.T. maison !".

    ODF

    E.T. l'extraterrestre, science-fiction de Steven Spielberg
    avec Henry Thomas, Drew Barrymore, Robert MacNaughton,
    Dee Wallace et Peter Coyote
    Etats-Unis, 1982, 115 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "E.T. Frigo"

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  • Une scène très Ikea dans Fight Club

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    Focus cette semaine grâce à L’‎Œil du frigo d'un film culte : Fight Club de David Fincher s'est imposé comme un drame social complexe et aux multiples interprétations. Philippe, notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo explique pourquoi le frigo a une vocation scénaristique plus pointue qu'il n'y paraît

    Voici une scène de frigo, encore une fois dans un film de David Fincher – souvenez-vous de Seven. Ici, dans Fight Club, le frigo est un point essentiel : on le voit très légèrement mais il va obliger Edward Norton à déménager. C'est dire l'importance d'un frigo, du destin.

    J'aime cette scène "Ikea". Evidemment, on est complètement hypnotisé par les meubles qui s'installent dans l'appartement vide. On aimerait bien d'ailleurs que nos meubles Ikea s'installent aussi bien. Plissez un peu les yeux et cherchez l'essentiel de cette séquence. Edward assis sur son trône, feuillette son catalogue puis remonte toutes les pièces, comme une lente digestion (voire régurgitation) : direction le frigo. Bref, pour résumer, avant d'ouvrir cette foutue porte de frigo, on remonte les parois intestinales du bel Edward. Je sais c'est un peu scato, mais cette vomissure commence par le début, l'ouverture de la porte du frigo et le choix de la nourriture. On est en plein dans le film. On part des toilettes pour aller jusqu'au Frigo. L'inverse aurait été plus normal même si je ne suis pas un grand gastro-entérologue. La décomposition remonte le temps et atterrit au point de départ le Frigo !

    Non ne soyez pas si dégoûté, à ce moment-là du film tout est encore soft... À l'ouverture de ce frigo, qui ne semble pas avoir été vendu par Ikea, on note bien qu'il n'y a rien dans le frigo, ou presque. Edward est désemparé. En haut, une pomme et une poire. En dessous, un vieux bout de fromage, deux pots bizarres. Et tout en dessous, du lait. Le plan ne s'élargit pas : il tourne et là – oh miracle ! – nous tombons sur des pots de confiture ou des pâtes chocolatées. À noter quand même qu'il y a un vieux poivron vert à côté d'un pot de beurre. On se demande qui a bien pu ranger le frigo : quel bazar...

    Oui, Fincher adore les frigos : il y synthétise la paroi de ses films. Enlevez une pomme de son frigo et c'est un autre film... Essayez chez vous et vous aurez une autre vie. Là, je me sens à fond pour vous parler du destin, du yi-jing, des folies de votre corps : bref de toute une vie autour de l'objet "frigo". Bon, le film est bien "dark" et le personnage féminin Marla (Helena Bonham Carter) est bien barré. Je ne vous la décriai pas mais elle vaut son pesant de noirceur.

    Une phrase résonne encore dans mon cerveau pour vous situer l'espace frigidaire dans lequel on se situe : "On a frôlé la vie", dixit Tyler (Brad Pitt, le gourou du fight club). Et là, vous foncez dans votre frigo virer une pomme, histoire de changer le destin.

    ODF

    Fight Club, drame de David Fincher
    avec Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter
    Etats-Unis, 1999, 139 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Fight Club Frigo"

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  • Plaisirs froids

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    Lune froide : ce film de 1991 vous dit quelque chose ? L’‎Œil du frigo vous rafraîchit la mémoire, et c’est le moins que l’on puisse dire. Focus sur ce film singulier de Patrick Bouchitey.

    Un frigo dans Lune froide, forcément cela devait être trash. Ce magnifique film, bien noir, ne pouvait associer un frigo, organe du plaisir gustatif qu'avec un orgasme charnel dont le dégoût se lit sur le visage de Patrick Bouchitey.

    Lune froide est un film sur deux marginaux complètement déjantés que rien n'arrête. La scène du frigo est très significative, elle montre comment il faut, lorsque l'on est le squatteur de la famille, trouver du plaisir. Simple : le plaisir, ça se vole, et si possible dans un frigo. Un peu d'alcool, quelques canettes fraîches volées à l'amant de sa sœur. L'orgasme, finalement, est dans le cerveau du voleur et non dans celui qui a rempli le frigo – ça laisse perplexe. Le frigo, sans congélateur mais avec juste un freezer sur le haut, ne regorge d'ailleurs que de canettes. Même la porte qui est d'habitude réservée aux sauces en tout genre est remplie du précieux breuvage qui enivre notre marginal dont la méningite semble bien dispersée.

    Il suffisait juste d'associer la bande son de l'orgasme, un frigo ouvert et un breuvage pour rendre ce marginal tellement humain alors que c'est un vrai dégueulasse. Voilà comment un réalisateur un peu malin affiche la complicité d'un frigo à des scènes interdites au moins de dix huit ans. Le frigo pourrait nous plonger dans des orgasmes gustatifs dont vous n'auriez pas idée. Choisissez bien vos produits : quelques canettes, du bio, des laitages, fromages, truffes, etc., et laissez refroidir. Introduisez vous en cambriolant la porte dans cet univers de papilles, et faites mijoter le plaisir. Portez à ébullition et laissez-vous bercer par les effluves de saveurs. Passez du froid au chaud, de rien à l'extase et régalez-vous. Lorsque la satiété arrive, glissez au fond de vous-même et appréciez ce merveilleux organe frigoristique…

    Patrick Bouchitey le comprend bien : après cette scène, il ne peut plus rester. Il faut partir, aller de l'avant – ou de l'arrière : il n'y a pas de sens après le plaisir éprouvé par ce marginal. Il n'y en aura pas dans le film non plus. Son acolyte, Jean-François Stévenin, n'est pas en reste. À eux deux ils vont aller le plus loin possible dans l'univers du plaisir de la chambre froide (je vous laisse le découvrir…). C'est trash, rugueux, subtil, méchant, délirant, hors-norme : un film qui fait dévier les chemins, interroge sur nos chambres froides et prend un malin plaisir à nous éreinter.

    À voir si vous avez le cœur bien accroché !

    ODF

    Lune froide, comédie dramatique de Patrick Bouchitey
    avec Patrick Bouchitey et Jean-François Stévenin, France, 1991, 90 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Lune froide frigo"

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  • Danse avec un frigo

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    L’‎Œil du frigo s'arrête cette semaine sur un des plus élégants et des plus émouvants films britanniques : Billy Elliot, ou l'histoire d'un garçon passionné par la danse classique et qui va être capable pour cela de déplacer des montagnes. Une chronique bien rafraîchissante pour un long-métrage qui ne l'est pas moins. 

    En voilà une belle scène de frigo. Simple efficace élégante dans un film qui respire la bonté et la liberté. Un jeune garçon, qui a perdu sa mère, a une vision d'elle alors qu'il ouvre le frigo pour se servir un verre de lait.

    Nous sommes dans une famille pauvre et le frigo est vide. Seul un pain de mie est posé sur la porte et une bouteille de lait est disponible au bas du frigo. Un vrai lien entre la mère qui apparaît dans une vision maternelle et nourricière. Le frigo est aussi là comme garant des souvenirs d'enfance. Combien d'entre vous se souviennent de quelques mets posés dans le frigo, de la façon dont ils étaient rangés, délicatement protégés, des petites maniaqueries de vos parents, de votre mère ? Ici la scène indique que Billy va quitter l'enfance, qu'il va s'en aller vers son destin. Il a pour énergie son père qui ne comprend rien à la danse ni au destin de son fils mais qui mettra tout en oeuvre pour lui faire franchir le Rubicon. Un homme qui se comporte en homme, en père, et souvent en imbécile, ce qui laisse de la marge pour Billy qui s'envole vers cette liberté que lui autorise la bonté paternelle nourrie du souvenir maternel. Un sacré film.

    Le frigo gardien de l'enfance, qui met au frais vos souvenirs gustatifs, colorés, froids, vos discussions familiales, quelques innovations culinaires ou quelques catastrophes de bouteilles fuyant dans le bac à légumes. Souvenez-vous  juste quelques minutes d'un fait. Replongez dans votre enfance: un vieil Arthur Martin avec un freezer, une loupiote qui vous aveugle et un moteur qui vous réveille un troupeau d'adolescents...

    Pour ma part, ça sera les yaourts faits dans notre yaourtière familiale Seb. On faisait des yaourts natures et comme on achetait toujours des yaourts natures on avait des yaourts natures : c'était simple, efficace et ancré dans le yaourt nature. N'empêche qu'on s'émerveillait toujours d'ouvrir ces pots rouges sortis du frigos, faits à partir d'un seul yaourt nature pour en faire huit autres natures. Une vraie révolution. Il me semble qu'on allait voir toutes les heures les yaourts en devenir pour voir s'ils devenaient des vrais yaourts ouvrant et fermant la porte du frigo au risque de se faire engueuler par notre mère...

    Il n'est pas impossible qu'à ce moment là un film qui ouvrait un frigo passait sur notre vieille télé en noir et blanc et que mon cerveau de jeune ait fait un yaourt de ces deux informations pour vous servir une flopée de fraîcheurs cinématographiques directement sorties de ce vieil Arthur Martin. Chacun sa madeleine. La mienne ressemble à un frigo.

    ODF

    Billy Elliot, comédie dramatique de Stephen Daldry, avec Jamie Bell, Julie Walters, Gary Lewis et Jamie Draven, Grande-Bretagne, 2000, 110 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Billy Elliot frigo"
     

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  • Le transporteur 2 frigo

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    C'est du cinéma musclé que propose cette semaine notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo. Et la première question qui se pose est de savoir si l'on doit se contenter de ce que l'on a...  

    Oui je sais c'est court, et vous en voudriez plus, mais il faut toujours se contenter de ce qu'on a... Bon, OK, je déteste cette phrase : il faut se contenter de ce qu'on espère, là, tout de suite, on ouvre quelques horizons. Le Transporteur 2, avec l'excellent Jason Statham, comporte une scène de frigo rapide mais entière.

    J'entends par là que la belle Audrey Billings (Amber Valletta), qui a un coup de chaud, ouvre son frigo, prend les poches bleues dont on comprend tout de suite qu'elles vont servir à la refroidir, puis referme le frigo. On imagine même qu'elle va les déposer sur son cou pour faire descendre la température. On ne voit que très peu les éléments du frigo mais on peut observer qu'il est plein. La porte, par exemple, est très bien achalandée, ce qui laisse présager qu'Audrey sait faire de bons petits plats et qu'elle se régale à enrichir ses accompagnements avec quelques condiments (d'où le proverbe : "Pour être bien accompagné, il faut se condimenter"). Si avant une invitation chez un ou une inconnue pour un dîner, vous avez accès au frigo, jetez tout de suite un œil furtif sur la porte du frigo. Cela vous donnera une indication sur votre repas, voire sur les plaisirs qui en découleront mais ça c'est un autre chapitre...

    Donc revenons à cette scène. Amber Valletta ouvre la porte et prend ses poches de froid, quand elle referme, elle sursaute devant la découverte impromptue d'un homme derrière la porte du frigo. Merci pour ce jeu d'acteurs formidable ! Jason aurait aimé, mais heureusement qu'il n'était pas dans la pièce sinon il aurait tout cassé à coup de pied dans tous les sens. Petite astuce que je vous conseille si lors d'une invitation impromptue vous voyez votre hôte ouvrir le frigo : cachez-vous derrière la porte pour voir l'effet que cela peut engendrer. Au pire, vous risquez d'être pris pour un fou, mais il faut savoir prendre des risques dans la vie pour faire exister son petit côté dingue. Et si votre hôte sursaute, alors vous aurez tout gagné. Vous pourrez lui parler du blog L’œil du frigo et de cette expérience humaine tellement importante. Votre hôte sera certainement bluffé de découvrir vos lectures nocturnes, il saura apprécier, je vous assure.

    La seule chose dont je suis sûr dans ce frigo c'est qu'il y a du ketchup : la tache rouge qu'il fallait peut-être pour briser ce bleu, en raccord avec celui des yeux d'Amber Valletta. 

    ODF

    Le Transporteur 2, film d'action  de comédie de Louis Leterrier
    avec Jason Statham, Alessandro Gassmann, Amber Valletta et 
    Kate Nauta, France, 2005, 88 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Le transporteur 2"
     

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  • Coup de frigo à Nothing Hill

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    Ah, l'amour... Toujours l'amour... C'est sur l'une des plus marquantes comédies romantiques que se penche L’‎Œil du frigo. Coup de foudre à Notting Hill a bien sa place dans cette rubrique réfrigérante. Focus sur un des face-à-face les plus glamour du cinéma. Et la scène se passe, bien entendu, devant un frigo.  

    Nous voici donc dans le conte de fée où un jeune libraire, William Thacker (Hugh Grant), rencontre par hasard une jeune et célèbre star de cinéma, Anna Scott (Julia Roberts). Comme par hasard, ce jeune couple improbable finit chez le jeune libraire dès leur première rencontre. On frôle la naïveté suspendue au doux sourire de Julia Roberts et aux yeux de chien battu du sémillant Hugh Grant. Mais voilà : pour ne pas aller trop vite dans cette scène de connaissance, le réalisateur Roger Mitchell installe entre les deux protagonistes un frigo. A moitié vide certes, avec juste quelques œufs et des abricots qui servent de rempart aux deux acteurs. Le beau Hugh, ne sachant que dire, se plonge la tête dans le frigo à la recherche de quelques plaisirs frais qui ne semblent pas au goût de la belle. Elle décline cette invitation à fricoter devant le frigo.

    Il faut dire que nous sommes en 1999, veille de l'an 2000. Et même si l'on craint la fin du monde, personne n'a oublié la scène de frigo ultra sexe de Kim Bassinger et Mikey Rourke dans 9 Semaines et Demi. Alors, on ne la fait pas à Anna : elle dira non à tout ce que lui propose William, notamment à cette drôle d'idée de déguster des abricots au miel pour cacher le goût de l'abricot.

    Franchement, quand j'y pense, utiliser un frigo pour sortir des tirades aussi graveleuses, j'avoue que j'en perds mon frigo. Sacré réalisateur, qui arrive avec ce trivial appareil d’électroménager et quelques répliques à plonger le couple dans un registre sexuel alors qu'un frigo fait rempart de son corps.

    Un grand merci aussi à l'assistant réalisateur qui nous a placé un bocal d'abricots au miel dans le réfrigérateur pile au moment de la tirade… Pour l’œuf dans la porte, j’avoue que je n'ai pas d’explication terrienne à vous donner.

    Enfin, on comprend qu'elle ne dit pas non à tout, et c'est bien là l'essentiel, car lorsque l'ombre du frigo aura disparu, elle sera plus vulnérable et peut être même qu'elle pourrait se laisser aller à imiter Kim Basinger...

    Voilà un bel exemple pour vous expliquer à quel point le frigo est rentré dans l'inconscient collectif du cinéma et des frigos aux cinéma. Si l'on vous propose de goûter quelques fruits défendus devant un réfrigérateur, sachez à quoi vous attendre – ou sinon, lisez L’‎Œil du frigo. Une belle comédie sentimentale tout en sourire et en dents blanches à voir absolument

    ODF

    Coup de foudre à Notting Hill , comédie de Roger Michell
    avec Julia Roberts et Hugh Grant, Grande Bretagne, 1999, 124 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Coup de foudre à Nothing Hill Frigo"
     

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  • Frigo, la baleine et le frigo

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    On ne parle pas assez des films muets du début du XXe siècle : le noir et blanc, le muet, les jeux appuyés, mais aussi ces génies souvent oubliés. L’‎Œil du frigo nous propose une chronique sur l'une de ces figures marquantes, Buster Keaton, dit "Frigo" pour son visage souvent inexpressif. S'il y a un artiste qui colle le mieux à cette rubrique sur les frigos dans le cinéma, c'est bien lui. 

    À force de faire des recherches on tombe sur de drôles d'idées. Un homme, Buster Keaton dit "Frigo", part faire le tour du monde alors qu'une femme vient de lui briser le cœur. C'est souvent le rôle des femmes qui, pour un frigo mal rangé, sont prêtes à vous larguer – mais je m'égare...

    Evidemment, notre héros part avec une coque de noix et fait le plein du frigo. Le bateau, fait d'une grande tente blanche, est la représentation parfaite de nos appareils actuels. Il s'ensuit alors quelques mésaventures dont la fin est savoureuse. Je ne vais pas vous la raconter : il faudra prendre patience et regarder ce film muet durant vingt minutes et savourer tout l'art de Buster Keaton.

    Devenir Frigo à l'époque de l'invention du frigo, je trouve cela fascinant : un personnage aussi blanc qu'une porte de frigo et aussi froid qu'un glaçon ne pouvait certainement pas s'appeler autrement. Il remplit donc son frigo de bateau avec du zerolene (huile de moteur), du gasoline (essence) et du Hard Jack, qui semble être un fromage dur, donc qui se conserve longtemps. Quelle drôle d'idée de partir avec une caisse de fromage faire le tour du monde pour noyer son chagrin. Certes, lorsque l'on est Frigo, il n'est pas complètement incongru de naviguer avec un fromage bien au frais. Le réfrigérateur des années 20 était encore à ses balbutiements, et force est de constater qu'il consommait beaucoup d'essence et de d'huile de moteur. Nous n'avions pas de porte pour mettre les condiments mais nous pouvons être reconnaissant à cette femme qui a permis à Frigo de se jeter à l'eau – si je puis dire – et de nous faire découvrir presque un siècle après les prémices d'un frigo moderne.

    Dire que j'ai passé des décennies à me faire larguer sans jamais avoir pensé à partir avec du fromage dans le frigo, et même sans partir faire le tour du monde avec mon frigo... Pourtant, à bien y regarder,  si il y en a bien une qui ne vous largue jamais, c'est bien votre frigo, sauf quand il a bouffé toute l'huile de moteur. Mais je salue ce courage, cette expérience qui saura nous mener un petit peu plus loin dans nos vies et découvrir une fois encore jusqu'où l'humanité frigostique peut nous élever. 

    Ce petit bijou de Buster Keaton, d'une durée de 20 min, est à voir absolument.

    ODF

    Frigo et la Baleine (The Love Nest), Comédie de et avec Buster Keaton, USA, 1923, 22 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Frigo et la Baleine"
     

     

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  • Les frigos aussi peuvent être romantiques

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    L’‎Œil du frigo s'arrête cette semaine sur le film culte de Baz Luhrmann, Roméo + Juliette. Notre chroniqueur disserte sur une scène de frigo beaucoup plus parlante qu'elle n'en a l'air.

    Roméo et Juliette ont un frigo : et si ! Même Leonardo Di Caprio n'en revient pas. Il parle à la nourrice de Juliette pour fixer un rendez vous dans le confessionnal. La nourrice ayant dû affronter une horde de malfrats pour parler au beau Roméo, elle arrive affamée dans les appartements de la belle Juliette (Claire Danes).

    Evidemment, comme dans tout bon Shakespeare, elle se rue sur le frigo pour restaurer sa vieille carcasse. Ceci dit, le réalisateur ne nous épargne rien : comme la nourrice est une bonne vivante , elle va certainement se goinfrer et prendre les kilos - en atteste son postérieur nous voyons en gros plan avant de voir le frigo. Cela pourrait être une idée pour certaines et certains d'entre nous de visualiser quelques parties bien trop charnues de notre corps avant d'aller fourrer la tête la première dans le Frigo.

    Mais la douce nourrice y va franco. Le frigo est très bien fourni. Elle ne cherche que des fruits et ne prendra que des raisins - ou des prunes qui attendent pratiquement seules sur une étagère. Si on part de l'hypothèse que c'est bien quelques grains de raisins, alors nous sommes dans le symbole de l'amour divin, de la vie, de l'arbre de vie. Merveilleux, quand on y songe, ce que peut nous dire une image (et a fortiori un frigo), hors du texte qui est prononcé. La nourrice fait fructifier cet amour en mettant les deux jeunes gens dans un cercle d'amour et s'en va manger une grappe de raisin (amour divin), tout en ayant fixé le rendez-vous dans le confessionnal - il ne se passe pas toujours des choses divines dans les confessionnaux, mais c'est un autre sujet...

    Maintenant, si l'hypothèse est une prune, comme une "prune d'ente", qui donne nos fameux pruneaux, alors la symbolique est toute différente. Je ne vous ferai pas l'affront de vous décrire une symbolique intestinale liée à l'amour, mais juste pour le fruit être une "prune", c'est pas forcément flatteur - d'ailleurs, en prendre une non plus...

    Notre vieux frigo qu'on referme avec le pied n'est là que pour renfermer les cercles vertueux de toutes les hypothèses. Il les tient au frais. Deux cercles vont se rencontrer et s'unir dans un confessionnal. Tous les symboles sont au vert, et l'espace de fusion entre les cercles créera un sous-ensemble dont la complexité m'égare. Quitte à gérer des cercles et un frigo, mieux vaut être le cercle le plus simplement efficace et clair. Pour tous ceux qui n'ont pas encore saisi, je vous renvoie à votre programme de sixième : Le cercle de centre O et de rayon R est l’ensemble des points du plan situés à la distance R du point O : voilà qui est dit !

    On peut noter quand même qu'en haut du frigo, il y a des plats tout préparés... Shakespeare aurait donc tout prévu en cas de famine amoureuse il suffirait de se faire chauffer un Tupperware au micro-onde. J'aime bien cet auteur : il m'épate quand il parle d'amour absolu.

    Roméo + Juliette, drame américain de Baz Luhrmann
    avec Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo, Harold Perrineau Jr.
    et Pete Postlethwaite
    , 1996, 115 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Roméo+Juliette Frigo"
     

     

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