Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le plus moderne des Astérix

Certes, toute aventure d’Astérix est surveillée mais pa 39e du petit Gaulois, Astérix et le Griffon (éd. Albert René), était d’autant plus attendue qu’elle était la première depuis la mort d’Uderzo, survenue l’an dernier. C’est dire comme cet opus de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad apparaît comme un jalon important dans l’histoire de cette saga.

Pour ce nouvel épisode, Astérix et Obélix, accompagnés du druide Panoramix et du fidèle Idéfix, partent au Barbaricum, cette vaste zone située au-delà de l’Empire, effrayante, étrange mais aussi fascinante. Le druide gaulois a été appelé à l’aide par le chaman Cékankondine. Dans le même temps, César décide d’y envoyer une armée pour y chercher le griffon, un animal fantastique qui serait du plus bel effet à Rome. Pour cela, ils ont une otage qui doivent, selon eux, les conduire vers le précieux griffon – si encore il existe. Le géographe, au nom prédestiné de Terrinconus, est chargé de mener la légion vers cet objectif. La rencontre entre Romains et Gaulois sur les terres barbares promet d’être explosive.

On sait que les aventures d’Astérix alternent entre histoires au sein du village et excursions dans le vaste Empire romain. Pour Astérix et le Griffon, le voyage des valeureux résistants gaulois se passe dans une contrée exotique, à la limite du fantastique. Il y est question d’un monstre légendaire, du confins du monde (occasion de parler malicieusement de la théorie de la terre plate) mais aussi d’amazones.

La révolution féministe de #MeeToo est évidemment passée par là

Ces Amazones sont d’ailleurs l’une des créations les plus intéressantes de l’album : ces femmes guerrières – que ce soit Maminovna, Kalashnikovna ou Krakatnova – dominent une petite société où ce sont les hommes qui sont chargés des tâches ménagères. La révolution féministe de #MeeToo est évidemment passée par là.

Moderne, l’album l’est aussi dans ses clins d’œil : dans la grande tradition de la saga imaginée par Goscinny et Uderzo, Terrinconus a les traits d’une célébrité, en l’occurrence Michel Houellebecq. Et toujours dans la modernité, les deux auteurs font un sort aux théories du complots et aux fake news.

L’album se termine avec un banquet final, mais aussi une fin non sans un mystère autour de l’impressionnante, muette et sémillante Kalashnikovna.

Un très bon album, moderne et graphiquement réussi grâce à des paysages dessinés avec soin. 

Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, Astérix et le Griffon, éd. Albert René, 2021, 48 p,
https://www.asterix.com

Voir aussi : "Astérix dans la gueule du griffon"

Tenez-vous informés de nos derniers blablas
en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

Écrire un commentaire

Optionnel