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••• de sorties ?

  • Quelques notes de graphisme

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    Voilà une exposition qui va en mettre plein les yeux aux amateurs de pop music, comme aux amateurs de graphisme. Le Centre du graphisme d’Échirolles avait déjà présenté entre novembre 2017 et mars 2018 Pop Music 1967 – 2017, Graphisme & Musique. Cette exposition est de nouveau visible à la Cité internationale des arts de Paris jusqu’au 13 juillet.

    Pourquoi le choix de 1967 alors que le disque vinyle faisait partie du paysage depuis des lustres ? Pour les organisateurs, cette année révolutionnaire avant-l’heure (les pavés de mai 68 n’allaient pas tarder à faire parler d’eux) marque la naissance d’une contre-culture pop-rock et beatnik avec le concert de Jimi Hendrix au festival de Monterey mais aussi la sortie de l’album Sergent Pepper des Beatles. Un album qui a autant marqué les esprits pour ses titres légendaires que pour sa pochette. À partir de cette époque, les maisons de production vont prendre un soin tout particulier dans la conception graphique des disques qu’elles sortent. Les plus grands graphistes conçoivent d’authentiques joyaux pour le plus grand plaisir des amateurs de musique pop-rock.

    L’exposition Pop Music 1967 – 2017 propose un voyage inédit et passionnant à travers 1200 albums, 600 biographies de groupes et d’artistes, 100 pochettes de disques commentées et 16 studios graphiques invités.

    Des graphistes prestigieux

    Trois époques sont traitées séparément : de 1967 à 1982, l’âge d’or du microsillon, de 1983 à 1999, qui marque la naissance et le développent du CD, puis de l’an 2000 à 2017 correspondant à la fin progressive du support physique et l’arrivée de l’iPod (2004-2005). Dans l’exposition, l’accent est mis sur les productions américaines, britanniques et françaises.

    Près de 1300 pochettes d’albums sont présentées sur l’ensemble de l’exposition, accompagnées de nombreux repères et commentaires musicaux, historiques et graphiques. Des portraits d’artistes, photographies de concerts et des magazines musicaux complètent le propos, ainsi qu’une bande-son personnalisée.

    Les spectateurs seront en terrain connu avec des artistes qui continuent de nous accompagner : David Bowie, Björk, Daft Punk, Aretha Franklin, Michael Jackson, Madonna, Massive Attack, Joni Mitchell, Nirvana, Queen, Patti Smith, Shakira, Telephone, Tina Turner, Stevie Wonder ou Amy Winehouse.

    Des graphistes, aux noms souvent prestigieux (Laurent Fétis, M/M (Paris), Jean-Paul Goude, Vaughan Oliver, Form Studio, Julian House, Tom Hingston, Martin Andersen, Laurence Stevens, Big Active Agency, The Designers Republic, Zip Design, Matthew Cooper, Stylorouge, StormStudio et Malcom Garrett), seront les autres vedettes de cette exposition à la fois visuelle et musicale. "Les graphistes, les illustrateurs et les photographes ont des inspirations tous azimuts : ils puisent dans l’histoire de l’art, les innovations technologiques, les productions underground ou les autres cultures (Inde, Afrique, Caraïbes…)" commentent Michel Bouvet et Blanche Alméras, les commissaires de l’exposition.

    Les visiteurs pourront s’arrêter sur ces pochettes d’album élevées au rang d’authentiques chefs d’œuvres, que ce soit l’album Foreverland de Divine Comedy (2016) par Matthew Cooper à la facture klimtienne, le visage amoureusement déstructuré de Grace Jones par Jean-Paul Goude (Slave To The Rhythm, 1986), le regard bouleversant d’Annie Lennox capté pour l’album d’Eurythmics, Shame (1987), les créations graphiques magnétiques de Big Active Agency pour MonnBoots (First Landing, 2017) ou Bag Raiders (Checkmate, 2016), le design de Laurent Fétis pour Tahiti 80 (Darlin, 2010) ou encore la célèbre et mythique pochette de Pink Floyd, Division Bell (1993) par Storm Studios.

    Tout cela est à voir en ce moment à la Cité internationale des arts de Paris. Et à écouter, bien entendu.

    Pop Music 1967 – 2017, Graphisme & Musique,
    proposé par le Centre du graphisme d’Échirolles
    Cité internationale des arts, Paris 4e, 18 rue de l’Hôtel de Ville
    Du 14 juin au 13 juillet 2018, entrée gratuite

    Catalogue Pop Music 1967 – 2017, Graphisme & Musique,
    éd. du Limonaire / Centre du graphisme d’Échirolles, 400 p. 2018

    www.citedesartsparis.fr
    www.echirolles-centredugraphisme.com

     ©  Laurence Stevens Studio, Eurythmics, Shame, vinyle, 1987.

  • Les Simonnet au parfum

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    Bla Bla Blog fait un coup de projecteur sur les Simonnet, un couple d’artistes qui est invité par le prestigieux Château de Chamerolles du 23 mai au 16 septembre 2018. L’art contemporain vient rencontrer un lieu multiséculaire consacré à l’histoire du parfum.

    Les œuvres libres, joyeuses et exubérantes du couple Simonnet sont sublimées dans le cadre exceptionnel du château. Les formes fondamentales et modulaires se combinent pour créer des constructions étonnantes et aux possibilités infinies.

    Des rencontres privilégiées avec les artistes sont prévues les dimanches 15 juillet et 12 août de 15 h 00 à 16 h 30.

    Exposition "Les Simonnet", Château de Chamerolles, Chilleurs-aux-Bois
    En mai, juin et septembre, de 10H à 18H (fermé le mardi)
    et en juillet-août de 10H à 19H (tous les jours)
    https://lessimonnet.fr
    "Les Simonnet en pleine(s) forme(s)"

  • Jazzez à La Défense

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    Le Département des Hauts-de-Seine organise la 41e édition de La Défense Jazz Festival. C’est gratuit, c’est en plein air, il fait beau et ça se passe sur l'esplanade de La Défense. La Défense Jazz Festival lance ainsi la saison d'été des festivals de jazz.

    Après une 40e édition historique, La Défense Jazz Festival est décidé à surfer sur ces styles qui font la richesse d’une musique toujours vivante : blues, électro-jazz, soul, hip hop, jazz rock, afro-beat, musiques du monde ou folk.

    Tous les midis, du lundi 25 au vendredi 29 juin, à partir de 12h, se succéderont des artistes d'exception, d'horizons musicaux variés : après le trio d'Omri Mor et André Manoukian Quartet, le mardi 26 juin, ce sont Thomas de Pourquery et son quintet Supersonic qui nous préparent une ode à l'amour et Monolithes, le lauréat du Concours national de Jazz La Défense 2017.

    Le mercredi 27 juin, Tank & The Bangas et Sarah McCoy sont décidés à faire découvrir au public l'actuelle scène la plus originale de la Nouvelle Orléans.

    Le jeudi 28 juin, Ill Considered et Ruby Rushton amèneront les tours de La Défense du côté de l'underground londonien.
     
    Le vendredi 29 juin, Otis Stacks chanteur à la voix soul épurée et sublimée par des sons analogiques et Osaka Monaurail proposeront pour une expérience groovy au cœur du funk le plus chaud de l'archipel Nippon. Bla Bla Blog avait parlé d’Otis Stacks dans une précédente chronique.

    Al McKay's Earth Wind & Fire Experience

    En afterworks, à partir de 18 heures, le public pourra assister à la création exceptionnelle au grand format de Céline BonacinaTrio et le Megapulse Orchestra avec cinquante musiciens amateurs (le lundi 25 juin), découvrir la poésie minimaliste de la batteuse Anne Paceo (mardi 26 juin), et le concert de la bassiste de renommée internationale Meshell Ndegeocello (vendredi 29 juin) ainsi qu'aux prestations sur scène des 6 groupes du 41ème Concours National de Jazz de la Défense (mercredi 27 et jeudi 28 juin).

    Pour le week-end de clôture (samedi 30 juin et dimanche 1er juillet), le festival accueillera en soirée quelques noms majeurs de l’univers du jazz : Lee Fields & The Expressions, Al McKay's Earth Wind & Fire Experience (le samedi 30 juin), Youn Sun Nah & Ulf Wakenius  et le collectif indéfinissable R+R = Now (Robert Glasper, Terrace Martin, Christian Scott, Taylor McFerrin, Derick Hodge, Justin Tyson), un groupe explorant de nouveaux codes de  jazz, à grands coups de beats hip-hop, de textures électro et groove R&B (dimanche 1er juillet).

    La Défense Jazz Festival c’est aussi la découverte de nouveaux noms : le 41e Concours National de Jazz de La Défense qui permet de soutenir le développement de carrière d'un groupe et d'un instrumentiste par l'octroi de prix financiers : 5 000€ pour le Prix de groupe et 1 500€ pour le Prix d'instrumentiste. Les six groupes sélectionnés se produiront les 27 et 28 juin à partir de 18 heures.

    Des actions d'éducation artistique et culturelle à destination de tous sont proposés par les organisateurs : Monolithes sera en immersion dans le département des Hauts-de-Seine avec des master classes. Des concerts seront proposés en EHPAD et à l'hôpital et le parcours "Éteignez vos portables" mènera une classe de collégiens vers le Mégapulse Orchestra. La Défense Jazz Festival a toujours à cœur de rapprocher tous les publics, même les plus éloignés de la culture, vers le spectacle, la musique et un genre passionnant.

    La Défense Jazz Festival, du 25 juin au 1er juillet 2018
    Parvis de La Défense, gratuit
    http://ladefensejazzfestival.hauts-de-seine.fr

    "Trip en trip hop avec Otis Stacks"

  • Seul en scène, entre amis

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    Le comédien Paul Morel est à l’honneur dans Ça aurait pu commencer comme ça !, une pièce écrite pour lui et mise en scène par son ami Julien Delpech. Ce spectacle marque les débuts de deux artistes à suivre. Il ne reste qu’une dernière représentation pour la découvrir, au Lycée Victor Duruy, Paris VIIe.

    Ce seul en scène, une vraie performance en soi, promet une plongée séduisante dans le milieu du spectacle, comme dans la tête de ces artistes que Bla Bla Blog a plaisir à faire découvrir.

    Paul Morel raconte l’histoire de Paul, cet autre que lui-même pour reprendre une citation de Proust, un jeune homme certain de son talent de comédien, mais qui finit par se saborder lui-même par manque de travail, de compassion et d’humilité.

    Des changements de décors constants

    Au sortir d’un one man show, Paul est remarqué par un producteur particulièrement élogieux. Fier, prétentieux, et surtout certain que le plus dur est fait, notre artiste en herbe perd toute crédibilité lors d’un rendez-vous organisé par le professionnel du spectacle. Dépité, le jeune homme part au vert à la campagne. Il y croise Pascal, modeste VRP qui, contre toute attente, vient faire de l’ombre à Paul.

    Quatre chaises, une table et quelques éléments de costumes : la simplicité est l’arme pour cette comédie énergique où les changements de décors sont constants. On passe tour à tour d’une scène de stand-up à une loge, un salon ou une voiture. Le comédien seul sur scène change de costume rapidement, ne ralentissant pas le rythme d’une pièce que l’on devine très personnelle.

    Deux amis qui montent seuls un spectacle sur le spectacle : voilà une intention séduisante et qui promet. Julien Delpech raconte ainsi l’écriture de cette pièce faite en étroite collaboration avec Paul Morel : "Le spectacle s’est créé de la manière suivante : j’ai d’abord proposé un schéma narratif à Paul, qui l’a approuvé… Le comédien pouvait alors à chaque fois suivre l’avancée de la pièce."

    Ça aurait pu commencer comme ça ! développe avec une bonne dose d’humour des thèmes familiers dans le milieu du spectacle : l’art, la passion, le succès, l’ambition, les échecs et l’amour. Mais aussi l’amitié : l’œuvre de deux artistes que l’on imagine inséparables et qu’il va falloir suivre.

    Ça aurait pu commencer comme ça !, de Julien Delpech, pour et avec Paul Morel,
    Julien & Paul Productions

    Dernière représentation de la saison le lundi 25 juin à 19h30, Lycée Victor Duruy, 19H30
    33 Boulevard des Invalides, 75007 Paris

  • Broadway au bout du crayon

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    Bla Bla Blog est partenaire avec Cherry Gallery d’une nouvelle exposition, Drawing Art, de Guillaume Chansarel, à la Galerie Detais / Sabine Bayasli (Paris 9e). Cet événement aura lieu du du 5 au 9 juin 2018. Notez bien ces dates sur vos agendas.

    À l’image de New York, Guillaume Chansarel est en perpétuel mouvement. Explorateur d’idées nouvelles, empêcheur de penser en rond, bouillonnant de projets, il nous surprend encore avec une création originale qui va faire le bonheur des esthètes.

    247 dessins en 7 jours

    Montrer New York différemment, tel était son objectif. Pour ce projet aussi simple qu’ambitieux, l’artiste fait de Broadway Avenue son terrain de jeu. Sur 22 kilomètres, il dessine tous azimuts. Harlem, Colombus Circle, Central
    Park, Times Square, Wall Street, subway, yellow cabs, feux tricolores, trucks, enseignes, néons, écrans géants...

    Tel un sportif de l’extrême, il s’impose une discipline de fer : 3 kilomètres et 35 dessins par jour, chronomètre en
    main ! "Comme on le ferait avec un Smartphone, je saisis un lieu, je capte une émotion". Caméra frontale vissée sur le crâne, à chaque intersection de rue, il dégaine son crayon, sort son carnet, et crobarde un corner. Le dépassement du "dessinateur de fond" donne une œuvre étonnante. Une série de croquis tendus et contrastés qui nous plonge au cœur de la mythique avenue.

    Un livre inédit avec Frédéric Beigbeder

    À l’occasion de ce projet artistique, Guillaume Chansarel et Frédéric Beigbeder, pour le texte, publient un livre inédit en édition limité : Drawing Avenue, 247 dessins en 7 jours. L’auteur prendra soin, sur la page de garde de chaque exemplaire réservé de réaliser une gouache originale personnalisée.Ce livre exceptionnel peut être réservé en ligne ou directement à la Galerie Detais / Sabine Bayasli.

    Du jamais vu ! On feuillette un autre New York. Revisité. Apaisé. Un surgissement de sérénité dans cette ville foisonnante. Le regard de l’artiste semble apprivoiser la jungle urbaine. "L’étonnement, ce commencement timide de la jouissance" dont parlait Roland Barthes. Avec ce "street movie" à pied, Guillaume a inventé un nouveau genre artistique. On a tous rêvé New York et Guillaume Chansarel l’a fait.

    Drawing Avenue, exposition de Guillaume Chansarel du 5 au 9 juin 2018
    Du mardi au samedi de 14H à 19H et sur rendez-vous
    Galerie Detais / Sabine Bayasli
    39 rue Notre-Dame de Lorette - Paris 9e
    Tél. 01 82 10 14 73 / contact@galeriedetais.fr
    www.galeriedetais.fr
    Guillaume Chansarel et Frédéric Beigbeder, Drawing Avenue, 247 dessins en 7 jours, exemplaire à réserver en ligne ou sur place à la galerie Detais / Sabine Bayasli

    https://www.guillaume-chansarel.com

    D’après un texte de Gilles Trichard
    © Guillaume Chansarel

  • Aussies au front

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    Ce mois d’avril, s’ouvre à Villers-Bretonneux le Centre Sir John Monash, un nouveau historique consacré à la première guerre mondiale. Celui-ci lève le voile sur une contribution peu connue dans l’histoire de la Grande Guerre : celle des soldats australiens engagés sur le front occidental

    L’Australie a été un allié fondamental durant la Première Guerre mondiale, jouant un rôle clé dans les batailles européennes. Son histoire est peu connue en France, contrairement à celle des autres forces alliées. Or, pas moins de 295 000 Australiens ont servi au sein de l’Australian Imperial Force (AIF) en France et en Belgique, entre mars 1916 et novembre 1918. C’est dire l’apport de ces soldats dans l’histoire de la première guerre mondiale, un apport rappelé par le Centre Sir John Monash, financé pour 60 millions d’euros par le gouvernement australien, et situé à proximité de Villers-Bretonneux.

    110 000 attendus visiteurs chaque année

    Le Général John Monash était le chef des forces australiennes sur le front occidental en 1918. Le centre, conçu par l’agence COX Architects (Sydney), qui porte son nom est un rappel de cette période sanglante, un hommage aux Aussies engagées en France et en Belgique, mais aussi un moyen de rappeler au visiteur du XXIe siècle la réalité du conflit dont nous fêterons cette année les cent ans de l’Armistice.

    Le Centre Sir John Monash prévoit d’accueillir près de 110 000 visiteurs chaque année. Une application SJMC, téléchargeable sur les téléphones et tablettes des visiteurs, servira de "guide touristique virtuel" dans le cimetière militaire de Villers-Bretonneux, le Mémorial National australien et le Centre Sir John Monash.

    Le visiteur du centre sera plongé dans une expérience immersive à travers une technologie multimédia de pointe présentée comme inédite. Elle générera une expérience sensorielle et instructive en anglais, français et allemand.
    Le parcours interactif sera complété par la présentation d’objets d’époque ayant une résonance particulière pour les australiens, ainsi que par certains objets trouvés sur le site avant la construction du Centre. Il permettra aux visiteurs de mieux comprendre le rôle joué par l’Australie sur le front occidental ainsi que l’impact de la guerre et les lourdes pertes subies par cette nation encore émergente.

    Centre Sir John Monash, Australian National Memorial
    Route de Villers-Bretonneux, Fouilloy (80)
    Inauguration le 24 avril 2018
    https://sjmc.gov.au

    © Sir John Monash

  • Païenne à Paris

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    Kuy Delair performe ses textes à la Galerie La Poïèsis des Arts (Paris, 4e). Cet événement, commencé en mars, proposera deux dernières représentations les 20 et 27 avril à 20 heures.

    Dieu est fou d’Éros est une lecture-performance, un genre hybride alliant la lecture de l’écrivain et la performance contemporaine. Certains éléments du théâtre sont également convoqués. La lecture-performance de l’artiste propose de s’interroger sur les tabous sociétaux, en alliant ces thèmes a priori antinomiques : l’auto-fiction, l’érotisme, le sacré et la folie.

    Dans la verve de l’auto-fiction, Kuy Delair se met en scène dans ses poèmes. En voulant marier érotisme et religion, Kuy Delair entend s’inscrire dans la tradition ancestrale du paganisme, et à créer, comme le dit elle-même, "une esthétique de l’érotico-mystique."

    Un féminisme dans tous ses états

    Voilà ce qu’elle en dit : "L'esthétique érotico-mystique dynamise ma pratique transdisciplinaire de la poésie. Prenant ses racines dans l’Éros mythologique, je conçois cette esthétique comme le fondement de ma pratique artistique. Dans le paganisme hellénique, Éros est originellement appelé Dieu Amour. Il est l’alliance d’un désir spirituel (fusion) et organique (fertilité). Il assume la dualité unifiée de la matière (érotique) et du spirituel (mystique). Le mythe théogonique, visant à l’explication du monde, place Éros comme le moteur de l’Etre, de l’être en création." Mais ces traditions antiques, ne seraient-elles pas des pratiques mortes et enterrées en 2018 ? Pour Kuy Delair, elles sont au contraire plus modernes qu’on ne le croit : "Le mysticisme contemporain est la possibilité d’un au-delà laïc, il est également l’ascétisme de ma pratique artistique ; la discipline du corps dans la genèse de son expressivité."

    La démarche artistique de Kuy Delair ne vient pas de nulle part. La performeuse, poétesse et intellectuelle navigue entre Montréal, New York et Paris et a pu se faire entendre sur les ondes de France Culture. Femme de lettres, pianiste, musicienne, performeuse mais aussi enseignante à la Sorbonne, son approche des traditions païennes est celle d’une femme d’aujourd’hui, engagée dans une forme de féminisme dans tous ses états, et qui plonge ses racines plusieurs milliers d’années plus tôt.

    Un étonnant retour aux sources par une païenne qui ne laisse pas indifférent.

    Kuy Delair, Dieu est fou, Galerie La Poïèsis des Arts,
    12 rue de Jouy 75004 Paris

    Les vendredi 20 et 27 avril à 20 heures
    http://www.poiesisdesarts.com
    www.kuydelair.com

    Crédit photos© Jean-Pierre Chambard

    kuy delair,galerie la poïèsis des arts,païenne,paganisme,érotisme,dieu,éros,mysticisme

  • Comme un air de Motown

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    Un petit voyage dans le temps et l’espace, ça vous dit ? C’est ce que propose les Buttshakers dans leur nouvel album Sweet Rewards, sorti en France en ce début d’année. La bande à la charismatique et incandescente Ciara Thomson propose un vivifiant retour dans l’Amérique black blues soul que l’on adore.

    Portée par un orchestre solide, énergique et chaleureux (guitares, cordes, clavier et batterie), Ciara Thomson et ses camarades de Buttshakers nous prennent par la main pour un périple spatio-temporel : un trip R&B et engagé dans Saint-Louis avec In the city, une plongée dans un caveau sombre et enfumé de Detroit avec Sweet Rewards ou un concert rock dans la campagne sixties de Louisville avec What you say.

    Cet opus, tout en rendant hommage aux brillants aînés de la Motown et consorts, serait digne de figurer dans une bande-son de Quentin Tarantino : Trying to Fool, Sweet Reward ou Tax man c’est Jackie Brown 20 ans plus tard. 

    Digne héritière de James Brown, une vraie sex machine

    Ciara et les Buttshakers sont capable de toutes les audaces : le blues mélancolique de Roll with roll, le R&B et ses riffs de guitares dans Tax Man, le funk épicé dans I weak ends ou le titre engagé In the city sur l'affaire Michael Brown, les émeutes de Fergusson en 2014 et sur les discriminations raciales aux Etats-Unis ("We’re just trying to survive, in the city / Can’t we live? /We’re just trying to get by"). Quant au titre Movin on, il s’avance sur un terrain plus rock et aux accents franchement eighties, mais avec toujours cette voix chaude et puissante.

    C’est bien entendu le nom d’Aretha Franklin qui vient en tête à l’écoute du timbre de Ciara Thompson, mais une Aretha Flanklin plus survitaminée et bouillante que jamais. La chanteuse des Buttshakers est une tornade soul, une artiste biberonnée à ses racines blues, country, gospel et folk et une vraie sex machine. Digne héritière de James Brown, Ciara Thomson a le feu, le rythme et le chien de Mr Dynamite.

    Dix ans après leur création, les Buttshakers débarquent en France pour notre plus grand plaisir. Après la sortie de leur album Sweet Rewards, ils seront en concert en France.

    The Buttshakers, Sweet Rewards, Underdog Records, sortie en février 2018
    The Buttshakers, en concert en France
    Le 16 mars 2018 à 20 heures au Hasard Ludique (Paris)
    Le 31 mars 2018 à 20 heures 30 au Tamanoir de Gennevilliers, avec les Coco Mamas 
    Le 14 avril 2018 à 21 heures à La Cave à Musique de Mâcon, avec Da Break
    http://thebuttshakers.com

  • Trips new-yorkais sur les traces de Robert de Niro, Superman, Harry et Sally

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    40 millions de touristes ont choisi leur destination en 2012 parce qu’un tournage s’y était déroulé. Les lieux de fiction sont devenus des centres d’intérêt pour les voyageurs d’après l’Étude TCI - 2012 (Tourism Competitive Intelligence). 90 % des touristes d’Albuquerque au Nouveau Mexique sont venus suite à la série Breaking Bad, la Nouvelle-Zélande accueille 900 000 visiteurs supplémentaires par an depuis la sortie du Seigneur des anneaux en 2001, 50 photos du café parisien des Deux Moulins sont prises depuis la sortie du Fabuleux destin d’Amélie Poulain en 2001 et Dubrovnik-Neretva a reçu plus de 42 % de hausse de fréquentation touristique grâce à Game of Thrones. C’est dire l’importance du cinéma et de la télévision dans l’afflux touristique.

    Lancé par une start-up poitevine, Le Guide New York Fantrippers propose une expérience de voyage insolite et inédite avec plus de 1 000 lieux cultes de films, séries TV, musiques, BD et romans.

    New York n’est pas que limité à la Statue de la Liberté, à Broadway ou au quartier de Wall Street. Pour les amoureux du cinéma, la Grosse Pomme c’est aussi la caserne de Ghostbusters, le pont de Brooklyn dans Il était une fois en Amérique, le Katz’s Delicatessen de Quand Harry rencontre Sally, l’immeuble de Friends ou celui du Daily Planet de Superman, l'appartement de Carrie Bradshaw dans Sex and the City, la station de métro du mythique clip Bad de Michaël Jackson, sans oublier les lieux évoqués dans les romans de Francis Scott Fitzgerald, Paul Auster... ou Guillaume Musso.

    Le concept de Fantrippers a germé à New-York au printemps 2015. Nicolas Albert, journaliste, et Anthony Thibault, web et motion designer, passionnés de pop culture et de voyages, constatent qu’il n’existe aucune source compilant l’ensemble des lieux mentionnés dans les films, les séries, la musique, la bande dessinée ou les romans. Quelques mois plus tard, ils poursuivent leur réflexion sur la mythique Route 66 et créent leur start-up Fantrippers. Elle obtient le soutien de Créavienne, qui lui remet le Prix projet d’entreprise (mention internationale) en 2017, de Start’innov, de La French Tech et d'ADI-Nouvelle Aquitaine.

    Sur les pas des super-héros de Marvel

    Après une application Internet et mobile, la plateforme web collaborative Fantrippers.com, une newsletter, Dailytrippers, envoyée à 10.000 membres et une page Facebook likée par 9.500 fans, cette fois c’est sur papier que se décline Fantrippers qui a déjà dans ses bases de données plus de 10.000 lieux référencés dans le monde et plus de de 3.000 films et séries référencés. Nicolas Albert et Anthony Thibault précisent que ce guide sur New-York a nécessité deux ans de travail, plus de 15.000 cliches et 315 km parcourus sur place. Un sacré challenge au service des fans.

    Le Guide New York Fantrippers de Nicolas Albert et Régis Schneider propose de créer son propre circuit dans le New York afin de se déambuler dans quelques-uns des 1.000 lieux cultes du cinéma et de la télévision. Trois modes de consultation sont proposés par les lecteurs de Fantrippers : par quartier en visualisant immédiatement les bonnes adresses autour de soi, par thème (bars, restaurants, shopping, culture ou parcs) ou encore par œuvre (cinéma, séries TV, musiques, bandes, dessinées ou romans).

    Fantrippers proposera également des idées de visites guidées clés en main : une demi-journée exceptionnelle au cœur de grandes séries (Friends, Mad Men, Castle, Person of Interest ou Sex and The City), un trip 100% girly, avec trois heures d’immersion dans l’univers de Gossip Girls au cœur de l’Upper East Side et une visite à pied ou en ferry sur les pas des super-héros de Marvel.

    Qu’on se le dise : le guide le plus cool de New-York existe et il est français.

    Nicolas Albert et Régis Schneider, Le Guide New York Fantrippers,
    éd. Fantrippers, 384 p., 2018,

    édition anglophone disponible en juin 2018
    http://www.fantrippers.com
    Fantrippers sera au Salon du Tourisme du jeudi 15 au dimanche 18 mars 2018,
    Paris Expo Porte de Versailles, Pavillon 4, stand J-067)

  • Rock in Nantes

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    Quel est le point commun entre Dominique A, Christine and The Queens, Jeanne Cherhal, Elmer Food Beat ou Philippe Katerine ? Leur lien indéfectible avec Nantes qui a été la ville qui les a fait naître, ou du moins reconnaître. Cette histoire nantaise du rock (on pourrait même ajouté de la pop-rock électro) est relatée dans une exposition exceptionnelle et qui s’annonce passionnante : le Château des Ducs de Bretagne, à Nantes, accueille en effet à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 10 novembre 2019 (sic) l’exposition "Rock ! Une histoire nantaise."

    Les organisateurs de cet événement ont donc choisi de mettre la lumière sur un phénomène autant artistique que social ou politique. Loin du prestigieux lieu institutionnel qui vient reconnaître un genre musical longtemps décrié, le rock s’est d’abord construit et transformé dans les locaux de répétition, les studios, les bars et les salles, sur les radios locales ou chez les disquaires, par des activistes et artistes de l’ombre.

    Par le prisme de la scène nantaise, et grâce à de nombreux prêts, l’exposition permet de suivre l’évolution des styles musicaux depuis les années 1960, d’écouter et de comprendre les influences et interactions entre les styles, les groupes, les artistes, etc. Comment une ville comme Nantes s’est transformée en un véritable vivier favorisant les groupes émergents qui composent la scène musicale française. Neuf grandes sections chrono-thématiques dessinent le parcours de l’exposition des années 1960 à nos jours, dans une scénographie immersive tout en musique, avec plus de 120 titres en écoute, grâce à un système auditif original de gobelets de festival. Une programmation éclectique est proposée durant toute la durée de l’exposition à Nantes.

    Les organisateurs rappellent les origines du rock à Nantes : un concours d’accordéons organisé par le magasin d’instruments Simon Musique… Ce 20 avril 1962, six groupes nantais avec leurs guitares amplifiées montent sur scène pour la première fois pour un concours : les Rockers, les Atomic Boys, les Padgells, les Djets, Willy Spring Day et les Rapaces. Ce sont ces derniers, pour l’anecdote, qui remportent l’épreuve. Deux ans plus tard, l’ancienne capitale bretonne accueille les Championnats nationaux de guitare électrique au cinéma Le Paris.

    Le rock investit la ville et ne la quittera désormais plus. Les dix années suivantes voient ces jeunes artistes s’essayer à de nouveaux répertoires, signer quelques contrats et surtout sillonner la ville, dans une période où s’affirment le disco, les sonos... mais aussi le mythique groupe Tri Yann. En 1976, le public découvre les premiers pas du guitariste Philippe Ménard au sein de Carol, puis de Tequila. Une formation qui ne vivra que peu de temps mais qui signe la naissance du "rock nantais."

    Un concours d’accordéons à l'origine du rock nantais

    À la fin des années 70 et début des années 80, la France découvre le rock made in France, et le chef-lieu de Loire-Atlantique n’est pas en reste : concerts dans les bars et au Cinéma de l’Atlantique (quartier Sainte-Thérèse), le festival "Les Affreux s’éclatent" à l’Université de Nantes, celui de Carquefou (12 000 personnes en 1978), et même la fête du Parti Socialiste à Saint-Herblain en 1979... Une nouvelle génération d’artiste est bien décidée à montrer que ce genre musical ne saurait se limiter aux groupes britanniques ou américains. À l’aube des années 80, un concert intitulé "Derniers cris du rock nantais", regroupant les tout nouveaux groupes que sont Mickeynstein, Premier Poil et Algue, attire 800 personnes. "Derniers cris du rock nantais" ? En réalité, ce n’est qu’un début.

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    Si Rennes a fait largement cavalier seul dans les années 1980 avec ses Marquis de Sade, Niagara, Ubik, Sax Pustuls et autres Daho, la ville qui inspira tant Barbara place en ce début de nouvelle décennie pas mal de ses poulains au sommet de la scène française.

    Sans imposer sa marque sur un son particulier, la ville est le témoin privilégié d’un phénomène rassurant ; la façon dont une génération bercée de culture anglo-saxonne impose sa langue à des références assumées sans complexes. Peu de rapport en effet, de prime abord, entre les frasques d’Elmer Food Beat, la pop intimiste de Dominique A et Françoiz Breut, le easy listening de Philippe Katerine et les guitares brûlantes de Dolly, si ce n’est cette volonté d’user et de jouer de la langue de Molière, là où beaucoup ont auparavant échoué.

    Revenons justement sur Dominique A, l’une des figures majeures du rock français. Le 9 mars, l’auteur de La Mémoire Neuve sort son nouvel opus, Toute Latitude, un album mêlant rock, pop et électronique. L'exposition du Château des Ducs de Bretagne revient sur le parcours de Dominique Ané et présentera notamment sa chambre d'adolescent, lieu intime qui a vu naître un artiste aux multiples facettes. En 1991, l'artiste romantique, ténébreux et fan de new wave auto-produit son premier 33 tours, Un disque sourd, qu'il vend à la sortie de ses concerts nantais. L'année suivante sort La Fossette, premier album officiel produit par le label nantais Lithium. Aujourd'hui, la discographie de Dominique A compte 11 albums. Il a reçu en 2013 la Victoire de la musique de l'artiste interprète masculin de l'année.

    Aujourd’hui, nous rappelle l’exposition, La scène nantaise est bouillonnante. On y croise aussi bien des phénomènes qui s’exportent comme C2C, Madeon ou Christine and The Queens, des stars montantes de l’électro (Elephanz, Pegase), des groupes pop pleins de promesses (Pony Pony Run Run, Von Pariahs, Marquees, Al Von Stramm), des pionniers du rock expérimental (Papier Tigre, Percevalmusic) ou des producteurs électro en plein revival 80’s (Anoraak, College). Elle est devenue une scène exigeante et vit un nouvel âge d’or. Qu’un lieu institutionnel comme le Château des Ducs de Bretagne s’intéresse à cette lame de fond artistique sonne comme une reconnaissance.

    Tous à Nantes, donc. Et en musique.

    "Rock ! Une histoire nantaise", Château des Ducs de Bretagne,
    du 24 février 2018 au 10 novembre 2019

    Catalogue de l’exposition, Rock ! Une histoire nantaise, de Laurent Charliot, Iéna Editions, 192 p., sortie le 24 février 2018
    http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/rock
    Dominique A, Toute Latitude, Wagram, sortie le 9 mars 2018
    https://www.dominiquea.com
    "La reine Christine"

    Krondstadt Disorder © Nicolas de La Casinière
    Orchestre Henri VanHuffel et les Roller - Auteur inconnu © DR
    Les groupes ensemble magazine Best © Michel Embareck


  • Nora a quelques trucs à nous dire

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    Nora Hamzawi est bien connue des familiers de Quotidien sur TMC. La chroniqueuse de Yann Barthès tient la rubrique "Nora a la réponse" dans laquelle elle répond chaque semaine aux questions candides d’enfants avec un air faussement excédé. Hier soir, la même chaîne avait eu la bonne idée de mettre à l’honneur l’humoriste et comédienne en diffusant en direct une de ses deux représentations au Casino de Paris.

    Au bord de la crise de nerfs

    Voilà un bon moyen de découvrir Nora Hamzawi dans son dernier one-man-show. L’artiste y apparaît dans une tenue cool, tee-shirt clair, jean et basket : une tenue simple et idéale pour un spectacle mené tambour battant et sans temps mort. Nora Hamzawi reste fidèle à son personnage speed, désabusé et frôlant à de multiples reprises la crise de nerfs.

    Dans son stand-up rafraîchissant et hilarant, la chroniqueuse nous parle d’un quotidien dans lequel beaucoup de nous se retrouverons : la vie en société, les soirées ratées, l’alcool, le chômage, les réseaux sociaux et surtout les relations entre hommes et femmes. Nora Hamzawi est l’humoriste sur laquelle on peut parier pour les dix ou quinze prochaines années.

    Nora Hamzawi au Casino de Paris, les 10 et 11 janvier 2018
    http://www.cheznora.fr

  • Suprême NTM à l’affiche du 30e Festival Chorus

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    Le Festival Chorus s’apprête à fêter ses 30 ans lors de sa prochaine édition, du 2 au 8 avril 2018. Les festivaliers vont être gâtés avec la venue, le dimanche 8 avril 2018, de Suprême NTM qui viendra clôturer la 30e édition du Festival Chorus à La Seine Musicale.

    Groupe emblématique de la scène hip hop française, le Suprême NTM a marqué les années 90 et est loin d’être oublié. Après leurs 3 concerts déjà complets en mars dernier à l’Accor Hôtel Arena, ce sera la dernière occasion de voir NTM sur scène avant l’été, et ce dans une salle de 6 000 places.

    Organisée par le Département des Hauts-de-Seine du 20 au 26 novembre 2017, la 29e édition du festival Chorus a été un franc succès avec plus de 14 000 festivaliers et plus de 70 concerts proposés du lundi au dimanche à La Défense et pour la première fois à La Seine Musicale. Bla Bla Blog en avait parlé récemment.

    14 000 festivaliers et plus de 70 concerts

    Son nouvel écrin à La Seine Musicale a été le théâtre d’un foisonnement de propositions artistiques fidèles à la ligne défendue par Chorus : des plateaux singuliers et audacieux ont mis en avant la diversité et le croisement des courants musicaux.

    Le public intergénérationnel, cher au festival, était au rendez-vous, et il a bénéficié d’un cadre spectaculaire. De la Grande Seine à l’Auditorium, en passant par la Grande Rue et les Studios, c’est l’ensemble de La Seine Musicale qui s’est métamorphosé par des ambiances sonores et visuelles innovantes.

    Le festival Chorus s’inscrit dans la vallée de la culture des Hauts-de-Seine : une politique culturelle en direction du plus grand nombre à travers une politique tarifaire attractive, la mise en place d’évènements, d’actions et de dispositifs pour tous les âges et tous les goûts, dont certains dédiés à la formation des spectateurs d’aujourd’hui et de demain et à l’accompagnement des talents émergents.

    www.laseinemusicale.com/fr
    "Chorus à La Défense et à La Seine Musicale"

  • 2017, année des "Cellettes"

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    Les "Cellettes" pourraient être le nom de ces personnages au centre de l’œuvre d’Aliénor de Cellès, actuellement exposée à Montreuil (voir aussi cet article de Bla Bla Blog). Ils constituent l’univers coloré et naïf d’une artiste passée par la mode et la conception de costumes de scène. Ces influences sont évidentes dans le travail d’Aliénor de Cellès. En vérité, l’artiste pourrait être un chaînon manquant entre le stylisme et la peinture.

    L’artiste croque ses modèles avec un soin particulier dans le choix des vêtements, des coloris de tissus ou des coupes de cheveux. Ici, un hipster en marinière Chanel et lunettes de soleil pose avec raideur et non sans agacement ; là, un groupe de mannequins élégants défile au milieu d’un décor sombre ; là encore, deux jeunes aux tenues printanières semblent être surpris sur les bords d’une scène.

    Motarde gironde et jolie rêveuse

    Les "Cellettes" d’Aliénor ont beaucoup à nous dire dans des gouaches souvent théâtralisées : "J'aime raconter des histoires dans mes tableaux, avec une part d'insolite ou d'énigmatique qui laisse au regardeur la possibilité de broder son propre mythe. Comme un fragment de scène, avec un avant et un après libre d'interprétation, la part qui appartient à l'indicible, la perception de tout un chacun" commente ainsi l’artiste.

    Il y a cette motarde gironde et décomplexée, fixant avec aplomb le spectateur derrière ses lunettes de soleil (Juliette Pouet), il y a aussi le visage pensif et concentré d’une jolie rêveuse (Omniprésence) ou bien ce duo féminin fermé dans des costumes et un décor trop lumineux et colorés pour être honnêtes (Fin de nuit).

    Ces tranches de vie d'Aliénor de Cellès sont exposées à Montreuil à la galerie Made in Montreuil du 14 décembre au 15 janvier 2018.

    "Une année de peinture Made in Montreuil", Galerie Made in Montreuil,
    du 14 décembre 2017 au 15 janvier 2018

    http://www.madeinmontreuil.com
    "Aliénor et ses 'Cellettes'"

    © Aliénor de Cellès

  • Chorus à La Défense et à La Seine Musicale

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    Le Festival Chorus revient du 20 au 26 novembre à La Défense et à La Seine Musicale. Il s’agit de l’événement musical parisien de cet automne. Les organisateurs insistent sur la dimension populaire de ce festival comme à la promotion de talents émergents.

    Organisée par le Département des Hauts-de-Seine, la 29e édition du Festival Chorus se déroulera du 20 au 24 novembre à La Défense et du 24 au 26 novembre à La Seine Musicale. Fidèle à son esprit d'exigence, le Festival Chorus proposera des plateaux singuliers et audacieux, mettant en avant la diversité et le croisement des courants musicaux. Il s'adressera à des festivaliers de tous âges et de tous horizons désirant vivre une expérience musicale inédite.

    Chorus reprend ses quartiers à La Défense pour accueillir les découvertes françaises et européennes, soutenus par le Département des Hauts-de-Seine et présents sur la scène du Magic Mirror : Mat Bastard, Talisco, Demi Portion, Berywam, Dbfc, Adam Naas, Millionaire, Heymoonshaker, Maïcee, La Chica, Black Flower, Jesca Hoop, Part Company, FùGù Mango, Livingstone Et Soulya.

    En off, des concerts gratuits seront proposés à l'heure du déjeuner (12 heures) et en afterworks (18 heures), les lundi 20, mardi 21, jeudi 23 et vendredi 24 novembre. Le mercredi après-midi sera dédié au jeune public avec deux concerts : Little Rock Story à 14 heures et Smile City à 17 heures.

    Direction : la Seine Musicale

    Après plus de 1 000 concerts organisés à La Défense pendant 10 ans, le Festival Chorus met le cap cette année sur la Seine Musicale. Des concerts à prix spécial seront proposés les 25 et 26 novembre, avec une programmation particulièrement alléchante.

    Le samedi 25 novembre, à partir de 14 heures : Gregory Porter : Nat King Cole And Me, avec le Paris Symphonic Orchestra dirigé par Vince Mendoza, Amadou & Mariam, French Fuse, Catherine Ringer, Therapie Taxi, Møme, Palatine, Rover Out Of The Blue, Jahneration, Wuman, Eddy De Pretto, Nsdos, Thomas Azier, La Dame Blanche, Kokoko!, Einleit, Shannon Wright, Tim Dup, Pale Grey, Joris Delacroix, Inuït, I Am Stramgram, Aloha Orchestra, Pouvoir Magique, French 79.

    Le dimanche 26 novembre, à partir de 10 heures, trois spectacles pour le jeune public seront proposés : Lumieres! / Cartoons / Quand Je Serai Petit. À partir de 14 heures : Charles X, Action Bronson, Stuff, Tiggs Da Author, Shakka, Jesse James Solomon, De La Soul, Gracy Hopkins, Coely, Panama Bende, Romeo Elvis X Le Motel, Nadia Rose, Fixpen Sill, Caballero & Jeanjass, Soul J, Sch, Yung Resval, Cory Henry & The Funk Apostles, Tiezo, Cosmic, Mawimbi, Kery James A.C.E.S Tour, A.F.R.O.

    Chorus 2018

    Le vendredi 24 novembre, à partir de 14 heures, les 10 groupes présélectionnés dans le cadre du Prix Chorus 2018 se produiront à La Seine Musicale : Aloïse Sauvage, Amor Blitz, Equipe de Foot, FAIRE, FREEZ, Hyacinthe, Lago 2 Feu, The Psychotic Monks, Poumon, Thé Vanille. Ce sera l'occasion de découvrir en live les valeurs montantes de la scène hexagonale avant l'ultime sélection et les concerts dans le cadre de Chorus 2018. Entrée libre sur réservation : prixchorus@hauts-de-seine.fr
    Bla Bla Blog avait parlé de ce prix il y a quelques mois de cela. Ces groupes seront sur scène en chair et en os, tout comme leurs brillants aînés.  

    Festival Chorus, du 20 au 26 novembre à La Défense et à La Seine Musicale
    http://chorus.hauts-de-seine.fr
    Billetterie : https://billetterie.laseinemusicale.com/fr/recherche/CHORUS
    " Qui veut être le prochain Christine And The Queens?"

  • Bla Bla Blog vous invite au théâtre

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    10 places vous sont offertes pour allez voir You-You au studio Hébertot (Paris, 17e).

    Pour cela, rien de plus simples : écrivez à Bla Bla Blog, sur les commentaires de cet article ou bien à cette adresse mail et tapez "You-You".

    Les 5 premières réponses gagneront deux places pour venir voir cette pièce.

    "Voir et écouter You-You"