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Luca Simonini

  • De la brosse comme prolongement du geste de l’artiste

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    expo_20160922_03-1024x665.jpgIl avait été question sur Bla Bla Blog de Luca Simonini, à l’occasion de sa précédente exposition à la galerie Art En Transe Gallery. L’artiste faisait une incursion dans la danse, son univers fétiche, grâce à des œuvres immortalisant des empreintes de mouvements chorégraphiques.

    En ce moment et jusqu’au 21 octobre, à la galerie New Image (Paris 3e), Luca Simonini nous parle encore d’empreintes et de traces dans sa dernière exposition, "Coups de Pinceau", une série consacrée aux brosses. La brosse, a priori simple instrument de l’artiste, est en effet au centre d’une passionnante production dont la cohérence et le message méritent d’être soulignés et commentés.

    Luca Simonini expose quelques-uns de ses outils de travail telles de précieuses reliques, encadrées, suspendues ou reproduites à la manière d’œuvres sacrées. Le bloggeur ferait un raccourci s’il résumait cette entreprise autour de la brosse comme d’un ready-made inspiré des accumulations d’Arman : Luca Simonini n’est en effet pas, ici, dans l’imitation. "Coups de Pinceau" parle d’abord du travail de l’artiste, de cette banale brosse vue comme le prolongement du geste de l’artiste. Luca Simonini prend le parti de sacraliser et d’esthétiser cet objet. Dans plusieurs triptyques, la brosse est mise en scène dans une nudité impressionnante, cristallisant du même coup le geste artistique avec une économie de moyens qui est à souligner.

    Mais le spectateur peut voir autre chose dans ces brosses de toute nature. Sans doute est-il aussi question de vanité. Regardez ces brosses suspendues ou leurs empreintes à l’encre de Chine, semble nous dire l’artiste. Qu’y voyez-vous ? Pas simplement des reliques ou des souvenirs passées à l’ombre d’un atelier mais aussi des figures allégoriques ou anthropoïdes : brosses de toutes tailles fragiles et suspendues, brosses comme fossilisées reproduites sur toile ou sur papier marouflé, brosses alignées telles des os humains.

    Luca Simonini fait de la brosse non seulement le prolongement du geste de l’artiste mais aussi une vanité contemporaine, humanisant de simples brosses : une bouleversante création, un coup à l’âme.

    "Coups de Pinceau, Luca Simonini"
    Galerie New Image, 31 rue des Tournelles, 75003 Paris
    Jusqu’au 21 octobre 2016

    © Luca Simonini

  • Gallery, entrance

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    danseuse-7-site.jpgArt En Transe Gallery fait ses premiers pas au cœur du troisième arrondissement de Paris avec une sélection soignée de trois artistes, aux parcours hétéroclites mais aux œuvres d’une belle cohérence.

    Luca Simonini est au centre de l’exposition "Dancers", centrée comme son nom l’indique dans l’univers de la danse. Rien d’étonnant pour un homme qui a fait une longue et passionnante carrière dans l’univers du ballet. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 1977, Luca Simonini a participé en tant que costumier ou scénographe à de nombreux spectacles de l’Opéra de Paris ou des Ballets de Monte-Carlo.

    La danse rythme son parcours de peintre. Luca Simonini a conservé la passion du ballet, comme le prouvent les œuvres présentées à la galerie Art en Transe Gallery. Les toiles présentées figent et subliment les moments de grâce de quelques grands ballets : Le Boléro de Ravel par Maurice Béjart, Le Sacre du Printemps ou L’Oiseau de Feu de Stravinski par le même chorégraphe suisse.

    12341622_150479398646856_1662069396750128148_n.jpgLuca Simonini a immortalisé quelques mouvements de danses légendaires sur des œuvres à l’aquarelle ou à l’encre de chine. Le bloggeur s’avance en disant que la démarche de l’artiste à autant à voir avec celle d’un sculpteur-plasticien que celle d’un peintre. Luca Simonini a en effet longuement travaillé sur les corps et leur structure, tissant des lignes de dessins comme on créerait une armature en métal ou une modélisation en 3D. Après ce long travail de dessin, l’artiste "habille" ses danseurs et danseuses de délicates couches d’encre et, pour les peintures, d’une aquarelle savamment choisie pour ajouter du volume et du grain aux personnages. Il ne manque plus que la musique de Stravinski pour faire vivre ces toiles – et ses danseurs en pleine action.

    Parallèlement à ces œuvres de Luca Simonini, Art en Transe Gallery propose une sélection de créations de Martine Camors et Antoine Vidal.

    Martine Camors expose une sculpture monumentale en bronze et huit autres sculptures du même métal. Les influences de l’artiste sont autant à chercher du côté de Constantin Brâncuși pour les formes épurées (une délicate goutte en bronze) que du côté de la culture africaine. Martine Camors s’inspire des traditionnels masques africains, mais c’est pour mieux les sublimer et créer des visages à la fois épurés et attachants, tout en courbes et en arêtes.

    13607001_273821282979333_2886452267266398905_n.jpgAntoine Vidal est l’autre sculpteur de cette exposition. Il revendique un parcours atypique fait de recherches de formes abstraites et légères. Le regard glisse sur des bronzes ajourés, étirés et aux formes anthropomorphiques ("La femme en deux"). Le spectateur peut tourner autour de ces sculptures de couleur ébène de franche inspiration tribale. L’influence africaine est d’ailleurs le point commun avec Martine Camors et réunir les deux artistes dans la même exposition est plus que pertinent.

    Ces trois artistes sont réunis jusqu’au 31 juillet dans cette nouvelle galerie parisienne : une belle entrée en matière pour Art En Transe Gallery.

    Luca Simonini, "Dancers", Art En Transe Gallery,
    4 rue Roger Verlomme, Paris, 3e, du 7 au 31 Juillet 2016

    http://entransegallery.com
    http://www.martinecamors.com
    http://vidal.virb.com
    http://cherry-gallery.fr
    © Luca Simonini
    © Martine Camors
    © Antoine Vidal