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de cinéma ? De films ?

  • Comment on dit "frigo" en norvégien ?

    Il est probable que ce film norvégien vous ait échappé. Pour parler du thriller La femme dans le frigo, il faut commencer par s'arrêter sur le synopsis : Varg Veum est engagé par une compagnie pétrolière pour retrouver un ingénieur disparu: Arne Samuelsen. En se rendant au domicile de ce dernier, Varg découvre une femme découpée en morceaux dans le frigo. Un frigo ! Voilà qui ne pouvait qu'intéresser notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo.

    Voilà un film comme je les aime. C'est brut âpre, rugueux et froid. Forcément pour un film norvégien, ce n'est pas très chaleureux. La scène est divine, pas de parole, une lenteur telle, qu'on pourrait penser que la scène est au ralenti. Tout ceci ne présage rien de bon. Déjà, le titre... Pour ceux qui, comme moi, sont fanas du norvégien, je vous donne le titre en VO parait que c'est la mode : Varg Veum – Kvinnen i kjøleskapet. Et pour tout ceux qui ont du mal avec le norvégien - franchement, au XXIe siècle, je trouve ça déplorable - sachez que "kjøleskapet" veut dire "frigo". Pour le reste, faudra un peu faire fonctionner vos méninges dans ce froid glacial.

    Trond Espen Seim joue ce personnage étrange de Varg Veum, celui qui dans cet appartement s'approche doucement de la scène du titre. Évidemment, tout le monde s'y attend : on sait d'avance qu'il y a quelque chose de pas net dans le frigo, vu que tout ce qui est sur le sol était dans le frigo. Je vous rappelle quand même qu'on a déjà vu une jolie jeune femme enfermée dans un frigo dans Savages frigo, et que Zuul vit au fond du frigo "Ghostbuster fridge" quant à Indiana Jones dans son frigo... Bon va falloir réviser vos classiques les amis !

    Bref, plus il s'approche plus on sent bien que le frigo a été vidé : quelle aberration ! Un frigo, c'est vraiment fait pour être rempli. On se doute donc que quelqu'un y a mis une femme et qu'elle a beaucoup saigné. Nous, on sait, mais pas Trond qui n'a pas eu le titre dans le scénario. A noter que cette scène se passe au début du film. Au moins, on est clair, pas de suspense ! Donc, quand il ouvre, c'est la stupéfaction, voire la gerbe complète : comme cette femme ne rentrait pas dans le frigo, il a fallu la découper. Pourquoi un tel geste ? Pourquoi cette sauvagerie frigoristique ? Pas le temps de se poser beaucoup de questions : notre héros se prend un coup sur la tête et finit dans les vapes. Mais juste avant de s'évanouir, le réalisateur nous gratifie d'un plan de plus en contre plongée, flou et sanguinolent. Toute la détermination de l’enquête se trouve dans ce plan tourné vers ce frigo de la femme tronc. C'est prodigieux !

    Je ne vous ferai aucune recette avec ce chou posé par terre, car je ne mange jamais de chou, encore moins les choux norvégiens posés par terre (à noter que chou prend un "x" au pluriel comme hibou, caillou...). On peut juste dire que la porte n'a pas été vidée et que les condiments sont bien à leur place. Le tueur est un gros malin : franchement ça c'est une piste.

    Allez mettez votre doudoune et bon film.

    ODF

    La femme dans le frigo, thriller norvégien d'Alexander Eik
    avec Bjorn Floberg, Dennis Storhoi, Christian Rubeck
    2008, 90 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "La femme dans le frigo"
     

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  • Un seul être vous manque et le frigo est dépeuplé

    Connaissez-vous ce film de Ridely Scott, intitulé Les Associés ? Non ? L’‎Œil du frigo propose de vous le faire découvrir, avec une chronique frigoristique autant que cinématographique.

    Voici un film de Ridley Scott avec Nicolas Cage. Une vaste arnaque dont je ne révélerai rien, pas même le début de l'histoire pour ne pas vous gâcher le film.

    Ce que je peux dire c'est que Nicolas retrouve sa fille illégitime et qu'elle vient perturber sa vie. A tel point qu'elle le fait sortir de sa zone de confort, entendons nous bien : sa zone de frigo. En effet Nicolas ne mange que des boites de thon . A gauche ce que mange la jeune adolescente (affiché avec un post it "Her") et à droite ce que s'enfile son père illégitime (avec un post it "His"). Ça laisse pantois !

    Une belle bouteille de la marque DaSani trône en haut du frigo, juste au dessus du thon : il faut bien se désaltérer. On a bien deux façons de ranger le frigo : l'une verticale, l'autre horizontale. Est-ce à voir avec la suite du film ? Franchement, je ne peux pas vous le dire. On peut noter quand même que la peau de banane posée comme ça négligemment à l'intérieur du frigo nous donne une indication... Sinon, franchement, pourquoi laisser une peau de banane à cet endroit ? Si j'étais ODF, je me poserais la question ! Nous avons droit aussi à une belle porte, bien achalandée et du Lait Skim Plus qui trône sur la porte. En bref, il faut manger du thon et boire du lait pour être en forme. Ooù sont donc passés nos cinq fruits et légumes?

    Mais la partie la plus belle, c'est la fascination de Nicolas pour la loupiote du frigo. Sa fille vient de partir chez sa mère et elle lui manque. Alors, il regarde comment elle a rangé le frigo. Comme elle est rentrée dans sa vie par effraction, et forcément son frigo l'a ressenti. Cela lui fait tellement de bien qu'en plus du frigo, il met le son. La voix et le frigo et son petit cœur de père est soulagé. On ne parlera jamais assez de l'effet thérapeutique du frigo sur les pères en détresse. "Un seul être vous manque et le frigo est dépeuplé."

    Un bon petit film à voir sur l'effet placebo et sur les priorités de la vie.

    ODF

    Les Associés, policier américain de Ridley Scott
    avec Nicolas Cage, Sam Rockwell et Alison Lohman
    2003, 116 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Les Associés Frigo"
     

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  • Parler à ces frigos qui ne s'ouvrent pas

    Pour cette nouvelle chronique consacrée au film Chute libre, L’‎Œil du frigo va vous jeter un froid. Le bloggeur avait un a priori négatif sur ce film de Joël Schumacher, et puis est arrivé Philippe et son œil cinématographique et frigoristique averti : émotions assurées. Alors, oui : Chute libre est vraiment à découvrir ou redécouvrir !

    Alors nous voici dans l'art du cinéma et du frigo. Dans ce film magnifique où un homme perd toute sa raison et tombe en chute libre jusqu'à la fin du film, un autre homme sort toute son humanité face à la vie. Robert Duvall cherche à comprendre qui est le fou furieux qui tire sur tout le monde. Cet homme, dont c'est le dernier jour dans la police, s'intéresse à cet autre homme. A son désarroi, à ce qui fait que toute sa vie a basculé, à son malheur.

    Il est ainsi fait, doué d'un amour fabuleux envers sa femme, celle qui angoisse pour sa vie, celle qui veut qu'il rentre, celle à qui il va chanter une chanson pour la rassurer. Il n'est pas dupe, il connaît sa dépression et il quitte la police pour elle. Elle lui parle comme une enfant et se place devant un énorme frigo qui ne s'ouvrira pas. Il était enfin temps de parler de ces frigos qui ne s'ouvrent pas. Le réalisateur cadre sa femme et garde le haut du frigo où les petits mots d'une vie sont accrochés. Le bas du frigo est vide. Aucune photo ni dessin, aucune liste. Le couple se nourrit mais n'interagit pas avec le frigo. La scène est longue, le cadre du frigo et leur petite vie écrasent l'écran. Comme une mise en abîme frigoristique, un écran dans l'écran, un écran dans le frigo !

    La scène touchante et bordée d'humanité montre le désarroi de ce couple, frappé par le malheur et que seule leur précieuse humanité a fait tenir debout. Le frigo ne s'ouvre pas, parce que la vie est dure, imposante, et qu'on la prend souvent en pleine gueule. Mais pas question de se laisser bouffer, pas de fioriture, on reste debout, on tient bon. Et puis la caméra descend sur la photo d'une petite fille. On comprend alors tout de suite d'où vient ce mal être, pourquoi il n'y a pas de photo de joie sur le bas du frigo. Un couple qui vieillit autour de la disparition de leur petite fille. Ça vous laisse un frigo vide de bonheur et de couleur. Robert Duvall le sait : pas la peine de faire la morale, ni de se soustraire. La vie est là, debout, prête à affronter le frigo et sa perte de joie. Il peut encore sauver une vie, voire plusieurs. ll est aujourd'hui l'homme qui comprend et saura faire face. Une scène magnifique où le frigo monolithique sert de totem à l'image. On peut être en chute libre et rester profondément humain.

    Un magnifique film sur la perte.

    A voir Absolument.

    ODF

    Chute libre, thriller américain de Joel Schumacher
    avec Michael Douglas, Robert Duvall et Barbara Hershey
    1993, 113 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Chute Libre Frigo"
     

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  • Les Misérables vs La Haine

    Comparer les films Les Misérables, sorti il y a un an, et La Haine, dont nous fêtons cette année le 25e anniversaire a tout son intérêt, et mérite que l’on s’arrête sur ses deux films aux multiples points communs, mais aussi aux choix narratifs et visuels parfois différents, sinon opposés.

    Deux long-métrages salués par la critique, multi-primés (Prix du Jury au Festival de Cannes, César du meilleur film et représentant de la France aux Oscars pour Les Misérables et Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, César du meilleur film et Prix Lumières pour La Haine), sans compter un large succès public et l’impression qu’ils marquent leur époque – même si, pour le film de Ladj Ly, il faudra attendre quelques années avant de l’affirmer de manière catégorique.

    La première ressemblance de taille de ces longs-métrages français réside évidemment dans la thématique et le décor : la banlieue parisienne et ses délaissés sociaux, qui se trouvent être des jeunes gens. Nous serions tentés de préciser qu’à chaque fois il s’agit de garçons et de jeunes hommes, les filles étant réduites le plus souvent à des seconds rôles, voire de la figuration, si l’on excepte toutefois la scène d’interpellation des jeunes filles à l’arrêt de bus dans Les Misérables ou à la scène de drague dans une galerie d’art dans La Haine.

    Ajoutons aussi que le mimétisme entre les deux films concerne aussi bien le minutage (5 mn seulement de différence) que le traitement des personnages puisqu’à chaque fois c’est un trio que nous suivons – masculin, répétons-le : Damien/Bento-Chris-Gwada (Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Zonga) pour Les Misérables et Vinz-Saïd-Hubert pour La Haine (au passage, les scénaristes ont choisi les prénoms des acteurs : Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui).

    Le mimétisme entre les deux films concerne aussi bien le minutage que le traitement des personnages

    Pour ces deux films que 25 ans séparent, la ligne narrative est simple : une journée a priori ordinaire au cours de laquelle trois personnages principaux traînent leur mal-être dans une cité populaire ravagée par la pauvreté, la saleté, les petites magouilles et le désœuvrement de ses habitants. Ici, nous avons trois ados allant d’un barbecue au sommet d’un immeuble à une excursion dans les beaux quartiers parisiens (La Haine) ; là, trois policiers font leur travail de ronde dans une ambiance lourde et vite explosive (Les Misérables). Le mimétisme entre ces deux films – n’en déplaise à Ladji Li – va jusqu’à la présence impromptue, voire surréaliste, de deux animaux : dans le film de 2019, un lionceau volé est le déclencheur d’une intrigue prête à exploser, alors que Mathieu Kassovitz fait de l’apparition d’une vache au milieu des tours un rare moment poétique, mais qui n’aura qu’une importance relative dans le scénario.

    "Une journée dans la vie de trois banlieusards", semblent nous dire les réalisateurs, sans toutefois que Ladji Li ne choisisse d’élargir son sujet sur une société fracturée, en évoquant la communion de tout un peuple lors de la coupe du monde de football de 2018 et la victoire de l’équipe de France. Ironique, car la parenthèse se referme bien vite pour plonger dans le drame de banlieues oubliées.

    Même s’il a nuancé ses propos, Mathieu Kassovitz a présenté lors de sa sortie en 1995 La Haine comme un film coup de poing "anti-flic." Ladji Li se montre singulièrement plus nuancé, alors qu’à l’époque de la sortie du film les violences policières étaient au cœur de l’actualité. En suivant non pas des jeunes de banlieue mais des policiers, le réalisateur prend le parti de la nuance, ce qui n’exclue pas la sévérité. La violence est omniprésente et n’est surtout pas dans le seul camp des policiers – Bento faisant même preuve d’une civilité frôlant la naïveté. Mathieu Kassovitz n’a pas non plus fait le choix du manichéisme, en dépit de sa charge contre les abus policiers (lors par exemple de la scène de la garde à vue) : les dernières minutes du film font de La Haine cet impitoyable brûlot renvoyant dos à dos policiers violents et adolescents desociabilisés et  devenus haineux.

    Esthétiquement, c’est là que les deux films divergent le plus, ce qui n’a pas empêché les réalisateurs d’obtenir chacun un prix de la mise en scène à Cannes. Pour Les Misérables, Ladji Li adopte un parti-pris naturaliste et hyperréaliste. L’utilisation de scènes filmées par drones a toute sa pertinence, puisque c’est un de ces appareils qui va être l’un des moteurs du drame. Mathieu Kassovitz choisit par contre une réalisation des plus classiques dans La Haine, tranchant radicalement avec une thématique très actuelle et le décor hyper contemporain : noir et blanc somptueux, cadrages travaillés, travellings lents, scènes larges et mouvements de caméra choisis avec soin.

    Deux films, deux époques, deux esthétiques mais un seul discours alarmiste sur la réalité des banlieues. Alors, oui, il n’y a pas dans La Haine ces éléments plus contemporains qui sont apparus depuis dans les banlieues (téléphones mobiles, réseaux sociaux omniprésents ou barbus islamistes), mais le discours de ces deux grands films disent finalement la même chose de ces zones abandonnées.

    Les Misérables de Ladj Ly, avec Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Zonga
    Drame français, 2019, 103 mn
    https://le-pacte.com/france/film/les-miserables
    La Haine de Mathieu Kassovitz, avec Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui,
    Drame français, 1995, 98 mn
    https://www.imdb.com/title/tt0113247

    Voir aussi : "La Haine ressort en salle"

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  • De la choucroute au frigo

    L’‎Œil du frigo propose de revenir sur un des grands films de 2013, American Bluff, au succès public autant que critique. Cette histoire d'infiltration dans le milieu politique des années 70 est l'occasion pour notre chroniqueur frigoristique de s'intéresser à la choucroute de l'artiste principale.

    Un film bluffant de David O. Russell à qui on doit l'excellent Happiness Thérapy. On y croise Christian Bale qui a déjà fait la une de l'Œil du frigo et la magnétique Jennifer Laurence, ici avec une choucroute sur la tête qui évoque l'âge d'or de la fin des années 70. A noter qu'il n'y pas de choucroute dans le frigo : j'aurais trouvé cette mise en abîme plutôt marrante. Il va falloir qu'on invente un nouveau poste dans le cinéma : assistant réalisateur du Frigo. C'est pas un poste à temps complet, mais comme le démontre l'oeil du frigo depuis un certain temps, y a du boulot dans cette niche frigoristique.

    Pour une fois, on ne voit pas l'ouverture de la porte du frigo. La conversation bat son plein et on tombe nez à nez avec un frigo, bas, petit et sale. On y voit des pommes, des œufs à coquille blanche, notre fameux ketchup et des restes de salade qui valent à Jennifer une belle remarque sur la tenue du frigo qu'elle devrait nettoyer de temps en temps, au lieu de s'occuper de sa choucroute. C 'est un brin machiste, mais quand même : il faut dire qu'il en y en a vraiment partout. Personnellement, si j'avais été nommé assistant réalisateur du Frigo, j'aurais opté pour un salade frisée, juste pour faire contraste avec ladite choucroute.

    Et pour votre information personnelle sachez que les œufs blancs sont pondus par des poules de race Leghorn. Cette poule est originaire d’Italie et comme nous sommes en plein délire mafieux avec l'arrivée prochaine dans le film de Robert de Niro, je dirais qu'un flash forward est utilisé brièvement avec ce frigo pour nous installer de façon inconsciente dans le futur merdier dans lequel va se retrouver Christian Bale, notre escroc en titre qui escroque la mafia sous les ordres du FBI - mais en escroquant aussi le FBI. Bref, un serpent de mer dont seul le frigo en sort indemne... Deux minutes, je reprends mon souffle.

    Pour le reste je serais curieux de voir quels dégâts pourrait faire une fouine dans un frigo !

    Bon film.

    ODF

    American Bluff, policier américain de David O. Russell
    avec Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper et Jennifer Lawrence
    2013, 138 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "American Bluff Frigo"
     

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  • New age

    En cette période où le courant apocalyptique et post-apocalyptique est devenu un genre en vogue, pour le meilleur et pour le pire, intéressons-nous à un de ces nombreux court-métrages, La dernière prophétie. Ce dessin animé d’un peu plus de 3 minutes frappe par le soin graphique, à telle enseigne que le voir développer en long-métrage (qui est le projet originel), voire en série, ne serait pas une absurdité.

    Son réalisateur, un véritable touche-à-tout (pub, films, recherche) est Romain Demongeot. Il dirige la création de l’agence Londonienne UNIT9. UNIT9 group et unit 9 films se sont associés à une boîte de production de longs métrages en Californie.

    Romain Demongeot s’était fait remarquer avec ses deux premiers courts métrages, Love 2062 (2012), déjà un film d’anticipation autour de la pollution, puis Krokodil Requiem, (2016) qui entendait sensibiliser à la drogue.

    Tout aussi engagé et new age, La dernière prophétie est un voyage dans le temps et dans l’espace. C'est aussi une vraie réflexion utopique, singulièrement rare dans la mouvance millénariste. Les auteurs du court-métrage (Romain Demongeot, Sebastien Novac et Elvire Cheret) imaginent la manière dont les hommes pourraient se saisir des religions monothéistes mais aussi de l’intelligence artificielle pour donner une nouvelle chance aux quelques humains réfugiés sur une autre planète habitable.

    Romain Demongeot a condensé en quelques minutes ce récit de SF, qui est aussi une autre manière de mettre l’humanisme au cœur du discours.

    Cette curiosité qu’est La dernière prophétie est à surveiller d’autant plus près qu’il pourrait bien devenir un projet de grande envergure. C’est tout le mal que nous lui souhaitons.

    Romain Demongeot, La dernière prophétie, court-métrage français, 2020, 3 mn 17
    Scénario : Romain Demongeot, Sébastien Novac et Elvire Cheret
    Musique : Christophe Menassier

    https://www.youtube.com/watch?v=33fjioJzG5c&ab_channel=RomainDemongeot
    https://www.youtube.com/user/romaindemongeot

    Voir aussi : "Ce film que vous ne verrez jamais (mais que vous écouterez)"

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  • Dwayne Johnson, les extra-terrestres, les femmes et un frigo

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    L’‎Œil du frigo a cette immense qualité de proposer des films oubliés et méconnus. La preuve cette semaine avec La Montagne ensorcelée. Non, il ne s'agit pas d'un adaptation du chef d'oeuvre de Thomas Mann, La Montagne magique, mais un film d'aventure et fantastique avec Dwayne Johnson, avec des muscles... et des cheveux. Une histoire d'extraterrestres aussi, qui permet à notre chroniqueur de s'attarder sur un frigo et de gloser autour de Jack et le haricot magique et des femmes...

    Là je crois qu'on a vraiment du lourd. Dwayne avait encore des cheveux et déjà une grosse musculature, sa rencontre avec deux ados extraterrestres au cœur des effets spéciaux va changer sa vie de chauffeur de taxi qui en a vu de toutes les couleurs.

    Après une poursuite échevelée les deux ados trouvent enfin la porte du passage et - devinez quoi ? - c'est un frigo !

    J'avoue qu'à ce niveau là j'étais proche de la sidération cosmique du sommeil lorsque j'ai vu cette porte s'ouvrir avec la clé extraterrestre de Seth. Autant vous dire que mon sang n'a fait qu'un tour. Comme quoi, on trouve des frigos vraiment partout même chez les extraterrestres qui se cachent sous une montagne. Ici les étagères du frigo se retirent laissant place à un passage secret... J'en vois déjà qui se disent : "Diantre, qu'elle belle idée !" Mais ils sont à côté de la plaque. Il y a mieux dans le cette scène qu'un simple frigo qui s'ouvre sur un passage. Ce qui change tout c'est la phrase de Dwayne alias Jack : "N'entre pas dans le frigo magique Jack..." Et là, mon cerveau s'illumine comme la tour Eiffel à minuit lorsque le PSG perd son match.

    Jack et le frigo magique résonnent en moi, je finis mon verre de rouge et les vers bio grillés que j'avais pris en apéritif, histoire de voir ce que sera la bouffe du XXIe siècle. A cette séquence, et alors que Jack s'enfonce dans le frigo, je fais le rapport avec le conte de Jack et le haricot magique. Un conte phallique si mes souvenirs sont bons. Un gamin plante un haricot, qui pousse et monte jusqu'au 7e ciel. Grâce à cette graine et la grandeur de son haricot, il deviendra riche et sauvera sa famille. Extrême jouissance : je ne vous fais pas de dessin. Ici, c'est l'inverse : rappelez-vous ma thèse sur le genre féminin du frigo. Ici, le frigo s'ouvre, s'écarte, nous sommes bien en présence d'un acte féminin par excellence et d'ailleurs le réalisateur s'en amuse avec la réflexion de Jack et le frigo magique. Ils vont entrer dans le frigo et non pas monter mais descendre au 7e sous-sol, là où il y a une gestation des drôles de bestioles dont je ne dirai rien.

    Le frigo représente alors tous les plaisirs féminins, et notre héros s'y engouffre. La fertilité y est représentée et l'homme avec sa musculature aussi. Et alors que je finis mon dernier ver de terre qui croustille sous la dent, je comprends enfin que le plaisir féminin n'est pas au 7eme ciel , mais au 7e sous-sol. Grande révélation, tout un concept qui s'écroule, et tout ça grâce à l'ouverture d'une porte de frigo dans mon esprit à moins que cela ne soit les protéines de mon ver de terre. A noter quand même qu'il n'y a rien sur la porte du frigo, même pas de quoi mettre un pot de ketchup. Alors la dernière idée qui me frôle l'esprit c'est que pour les plaisirs féminins soient effectifs, il ne faut pas de porte de frigo achalandée. Non, c'est une erreur qui pourrait mener à la frigidité. D'ailleurs, ce dernier mot qui emprunte encore une fois la métaphore du frigo me semble bien déplacé, tant il y a du plaisir dans un frigo qui fait du froid. Je tiens quand même pour hypothèse que la porte y est pour quelque chose... Sans doute dans la manière de l'achalander !

    Bon je vous laisse , j'ai fini mes vers et je n'ai plus bien suivi la suite du film tellement je dois revoir mes théories frigorifiques.

    Bon film.

    ODF

    La Montagne ensorcelée, comédie et SF américaine d'Andy Fickman
    avec Carla Gugino, Dwayne Johnson et AnnaSophia Robb,
    2009, 98 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "La montagne ensorcelée frigo"
     

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  • Hypertension pour le frigo

    Pour vous présenter cette chronique de L’‎Œil du frigo sur le film d'action Hyper Tension, je vous propose de jeter un coup d’œil sur le synopsis : Tueur à gages, Chev Chelios apprend que son rival Verona lui a injecté un poison qui bloque les récepteurs d'adrénaline. Pour survivre, Chev doit être en perpétuel mouvement, car si son taux d'adrénaline diminue trop, son cœur risque de s'arrêter... Eloquent, non ? Et maintenant, faisons un petit tour dans la cuisine.

    Hyper Tension, attention à ne pas voir si vous êtes en convalescence sur votre canapé. Une marche forcée sur la vie. Le grand Jason Statham y joue un rôle fabuleux sous perfusion d'adrénaline. Forcément lorsqu'on a besoin d'énergie pour vivre on aboutit dans un frigo. Ici , c'est simple : c'est un frigo de supérette dévalisé par Jason qui vide carrément toutes les boissons énergétiques de la chambre froide. Mais pour qu'on voit combien nous sommes dans l'urgence, le réalisateur met la tête dans le frigo et toutes les canettes étage après étage disparaissent jusqu'à ce léger moment de pause où le héros en sursis, téléphone. Comme pour être au plus proche de lui nous restons dans le frigo, ça va exploser, ça va partir en vrille, un Statham énervé, ça finit toujours aux urgences, même pour un frigo.

    Ici, il épargne le rafraichisseur de boissons énergétiques, manque de temps, pour ne pas mourir il doit rester, énervé, excité, en hyper tension constante. Autant vous dire tout de suite qu'il ne serait pas bon de remplir votre frigo des toutes ces boissons et de les boire comme lui ! Vous risquez l'infarctus généralisé. Pensez à équilibrer le remplissage de votre frigo afin que votre santé soit la plus agréable possible à vivre. Quel serait d'ailleurs votre fantasme le plus excitant pour le remplissage de frigo ? Du fromage à tous les étages ? Des bières? Des steaks XXL, des corps démembrés... J'hésite dans le film en tout cas il y un peu de tout.

    Si vous choisissez mal, vous risquez comme Jason, d'être en sursis de vie et de courir après chaque seconde d'énergie. Ne pas s'endormir sous peine de mourir, voilà le défi qui a conduit le grand Jason à mettre la tête dans ce frigo.

    Autour de cette idée minimaliste, Hyper Tension vous place sous perfusion de Red Bull ou autre substance excitante dans un film haletant , dingue, fou, cru, sans fioriture à voir absolument en pensant qu'il y a bien un Hyper Tension 2 dont je ne sais rien au niveau du frigo !

    Bon film.

    ODF

    Hyper Tension, film d'action américain de Mark Neveldine et Brian Taylor
    avec Jason Statham et Amy Smart,
    2006, 84 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "hyper Tension Frigo"
     

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  • un frigo qui saigne

    C'est au sujet d'un film méconnu et percutant que L’‎Œil du frigo chronique : The Machinist. Un long métrage sans doute oublié mais salué pour son audace et pour l'interprétation de son acteur principal, Christian Bale. Une histoire de cauchemars, de plongée en enfer et d'aliénation. Mais aussi de sommeil puisque le héros du film affirme n'avoir pas dormi depuis un an. Ici, c'est un frigo qui est au centre de la chronique de Philippe.

    Il y a parfois des moments où on a le coeur-frigo qui saigne. Ça arrive, et c'est un brin glauque. Dans The Machinist, le frigo sert de boîte mail version post-it ! L'énigme y est apposée sous forme d'un jeu du pendu. Lorsque l'excellent , fou, furieux, dingue, cadavérique , Christian Bale (qui a perdu 20 kilos pour le film) s'approche de la vérité et du post-it collé sur le frigo, ce dernier saigne atrocement.

    Pour reprendre un peu vos fondamentaux sachez qu'un frigo qui coule a forcément un problème : le condensateur, le fréon, un bonne bouteille brisée, bref un truc qui vous pourrit la vie. Ici, on ne cherche pas du tout la cause de la panne. Le frigo est élevé au niveau d'un miracle. Une icône qui saigne ça vous évoque quelque chose ? Petit rappel pour ceux qui ont la mémoire qui fuit à voir : La Bataille de San Sébastian... avec Anthony Quinn. Bref, un miracle. Dieu pleure dans un frigo, il pleure le sang du Christ. Franchement, ça fait flipper un brin. Alors, le cadavre Christian Bale passe au dessus du post-it, ouvre enfin son cœur de culpabilité et ouvre le congélateur pour découvrir de façon très triviale que son congélateur ne fonctionne plus! Quel idiot.... c'était bien le moteur du frigo qui était tombé en panne. Évidemment, sa vision cauchemardesque se répand sur le sol. Des poissons, des têtes de poissons... Diantre !

    Le fruit d'une pêche excessive, un frigo qui vomit des poissons, Eh oui, même les frigos chopent des gastros ! Mais blague mise à part, je me suis creusé pour vous donner un sens à tout ça : le film est une précieuse enquête sur cet homme qui mène une enquête. Si vous ratez deux minutes de l'histoire pour consulter vos SMS ou prendre une bière dans le frigo, faudra tout reprendre depuis le début... Au début, le frigo ne vomit pas : il sert de boîte mail... Je vous aide un peu. :)

    Bref, je me suis creusé, et puis j'ai trouvé la signification des poissons morts qui sortent d'un frigo. Si vous faites ce genre de rêves, vous allez forcément tout de suite ouvrir votre dictionnaire d'interprétation des rêves et voici ce que vous allez trouver:

    Rêver de pêcher des poissons : annonce d'espoirs déçus.

    Rêver de tuer un poisson: représente des prodigalités.

    Rêver de voir des conserves de poissons: signes de peines cuisantes.

    Rêver de voir un poisson : On sera trompé par un malin.

    Moi, j'aime beaucoup le dernier... Allez, je prends : je serai trompé par un malin. Bon, j'arrête de faire le malin, je voudrais pas trouver Dieu dans mon frigo...

    Bon je vous laisse à vos réflexions, j'arrête d'écrire, désolé, je suis pris d'un fou rire !

    Bon film.

    ODF

    The Machinist, drame hispano-franco-britannico-américain de Brad Anderson
    avec Christian Bale, Jennifer Jason Leigh et Aitana Sanchez-GijonDamon,
    2005, 102 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "The Machinist Frigo"
     

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  • Frigo martien

    L’‎Œil du frigo est de retour cette semaine, avec un focus sur le film Seul sur Mars. Trouver un frigo sur Mars ? Oui c'est possible, dit Philippe, notre chroniqueur frigoristique.

    Nous voilà sur Mars, eh oui, ça ne s'invente pas. Trouver un frigo sur Mars, il fallait le faire. Fini les martiens et leur couleur verte, quoique cela avait son charme lorsqu'on était gamin. Maintenant, sur Mars, on sait qu'il n'y a personne, mais vraiment personne... Pour se faire un délire on a quand même envoyé une mission avec l'excellent Ridley Scott aux commandes et un Mat Damon au calme olympien. Vous voyez le genre : le type est laissé à moitié mort sur Mars alors que ses potes rentrent au bercail et il se la coule douce en plantant des laitues. Faut vraiment pousser le concept du bio très loin. Et puis, pensif, il ouvre les frigos qui vont lui servir à tenir jusqu'à la relève. C'est mieux que Fort Alamo.

    Bref, sur Mars, lorsqu'une mission scientifique s'installe, elle possède des frigos où il faut entreposer de la nourriture lyophilisée. Alors on n'a pas besoin de bac à légumes, ni de porte avec le ketchup et la moutarde voire quelques œufs qui pourrissent. Encore moins un bac à fromages : cela pourrait faire fuir les Martiens. Donc, sur Mars on se paye des frigos moches, mais on a quand même gardé le concept de la petite loupiote qui s'allume lorsqu'on ouvre le frigo.Faut pas exagérer : il y a des fondamentaux auxquels on ne touche pas ! Une fois de plus les frigos du futurs m'attristent mais que va devenir l'humanité si on ne fait pas quelque chose pour égayer nos frigos...

    Le pauvre Mat Damon semble dépité devant tous ces frigos ouverts. Et puis, il compte ses repas et replace le tout. On a déjà vu des scènes de frigo bien plus jouissives. Bon, sur Mars c'est pas la grande éclate : faut dire que les loisirs sont quasi inexistants. Alors, admirer des frigos ouverts c'est comme regarder une tempête de sable intergalactique : c'est beau mais qu'est ce qu'on s'emmerde... Je dis ça mais en fait j'en ai jamais vu : c'est juste que lorsque je regarde mon frigo plus de trente secondes (alors qu'il est très bien rangé et que je n'ai pas grand chose à lui reprocher...). L'ennui m'interpelle rapidement, et pourtant je vois des aliments et leur magnifique couleur. Là, c'est terne : tous les sachets sont identiques. Seule l'étiquette change. Ridley nous inflige juste cette séquence pour nous dire : "Attention, être seul sur Mars, c'est pas de la tarte", et franchement cela a l'air d'être vrai !

    Impossible de vous mijoter un truc inventé avec ce genre de victuailles déjà précuites, mais vous avez la liste sur l'écran. Alors régalez vous les recettes ont l'air appétissantes !

    un bon film SF à voir jusqu'au bout au cas où vous envisageriez un voyage sur Mars !

    ODF

    Seul sur Mars, SF américain de Ridley Scott
    avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Sebastian Stan et

    Sean Bean, 2015, 141 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "The Martian Frigo"
     

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  • Une histoire de Spam

    L’‎Œil du frigo a dans la ligne de mire Clint Eastwood. Par contre, il ne s'agit ni de son film le plus connu ni d'une de ses propre réalisations. Cependant, Une nouvelle Chance rassemble du beau monde : Amy Adams, Justin Timberlake, John Goodman, Matthew Lillard, Robert Patrick et bien sûr Clint Eastwood, dans le rôle d'un découvreur de talents vieillissant. C'est l'occasion de voir ou revoir un de ses films boudés. Voyons donc ce que ce frigo a dans le ventre, car Clint et les frigos c'est une grande histoire d'amour. Si, si. 

    Hello, alors aujourd'hui nous avons du lourd, du pesant, de l'historique, de la classe, bref tout un frigo! Le grand Clint se penche sur notre univers et il n'y va pas de main morte. Merci Clint , t'es le meilleur.

    Le film parle du déclin pendant la vieillesse et de la filiation avec sa fille, comme souvent chez Clint. Il y a toujours une tendresse particulière avec cette filiation qui l'obsède et le poursuit de film en film. Mais, en plus, Clint a une véritable passion pour les frigos. Il y en a souvent dans ses films (j'en ai quelques uns en réserve...).

    Ici, Clint se penche dans son vieux frigo et passe de son mètre 95 à un un mètre 50 pour découvrir que son frigo est vide. Soyons clair : c'est le matin, Clint n'y voit plus très clair avec cette vieillesse que le talonne et il ne fait plus les courses (encore un frigo maltraité). Par contre, comme dans sa jeunesse, il a au frais et pour son petit déjeuner une boite de SPAM. Et là, on rentre dans la quatrième dimension. Tout le monde, en voyant cette boite de SPAM seule, à moitié vide, recouverte d'un papier alu et servant de petit déjeuner, se dit : "Tiens, ça porte le même nom que nos spams", non-comestibles et que nous recevons par milliers !

    Votre instinct, amis du frigo, est le bon.

    Après quelques recherches subtiles dans le monde de la toile, où il y a plus de fêlés que de frigos, on apprend que ces boites de spam ( SPiced hAM) sont constituées de jambon et d'épaule de porc. Paraît que certains coins planétaires en raffolent. Alors, comment me direz vous, est-on passé de cette boite de viande immonde au SPAM de Clint ? Ma théorie tient dans le compartiment à beurre d'un frigo. Les Monty Python, dans un sketch de pur délire, ont mis en scène le SPAM comme si on devait penser, respirer, vivre SPAM tout le temps... Ce sketch des années 70 a été repris pour nommer les courriers indésirables que nous recevons dans nos boites mail, ce qui a le don de nous énerver, et encore plus Clint ! Du coup, il fait passer un message : "Arrêter de m'envoyer des SPAMS où je les mets au frigo entourés d'alu !" Après ce film, on a pu noter la baisse de spams dans l'univers frigoristique du cinéma eastwoodien !

    A noter quand même qu'il y a deux canettes de bière prêtes à accompagner le SPAM, des fois qu'il serait trop sec au petit dej, et une boite de sardines ouverte qui doit jouer son rôle de désodorisant pour réfrigérateur, histoire que ça sente le frais ! La porte est bien achalandée avec des sauces et du lait, voire quelques bouteilles qui prennent l'air de la sardine!

    Merci, Clint, pour cette leçon d'histoire sur ces boites qui ont rempli les estomacs des soldats (avec sa sœur, le corned beef) : certainement un petit clin d’œil pour le personnage attachant de ce film qui a certainement fait la guerre...

    Un film que je recommande à voir lors d'une longue soirée normande avec un frigo plein !

    ODF

    Une nouvelle chance, drame américain de Robert Lorenz
    avec Clint Eastwood, Amy Adams, Justin Timberlake, Matthew Lillard, John Goodman
    et Scott Eastwood
    2012, 111 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Nouvelle chance frigo"
     

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  • Frigo, toi mon ami

    Yves fait partie des films qu’il fallait absolument chroniquer ici : on ne peut pas ne pas décemment proposer une série sur les frigos au cinéma et oublier cette comédie déjantée sur l’histoire de Jérem, sympathique loser, squattant chez sa grand-mère et devenu possesseur d’un réfrigérateur intelligent. Une acquisition qui lui permet de rencontrer So, enquêtrice et statisticienne de la start-up Digital Cool qui a crée cet appareil. Yves, le nom de ce frigo hyper connecté, va bientôt devenir indispensable au musicien.

    Derrière sa facture inoffensive, le film de Benoît Forgeard est une véritable machine de guerre. Car tel Hal, l’ordinateur intelligent de 2001 : L’Odyssée de l’Espace, évoqué dans le film, Yves se révèle un objet à la fois subversif et plus humain qu’humain : objet emblématique de la société de consommation, il devient aussi aide à tout faire, confident, coach, compositeur, compagnon de soirée, muse pour rappeur en mal d’inspiration, manager mais aussi entremetteur. Car Jérem tombe amoureux de So. Et voilà notre rappeur raté soudain comblé grâce à son meilleur ami, un frigo.

    Pour cette comédie, beaucoup plus drôle que ne le laisse supposer le pitch, Benoît Forgeard met en scène une brochette d’acteurs et d’actrices en parfaite symbiose : William Lebghil en loser magnifique, son amoureuse d’enquêtrice Doria Tillier, et avec en outre les excellents Philippe Katerine, Alka Balbir en guest-stars. Sans oublier un frigo retors, drôle mais aussi singulièrement sexy, interprété par Antoine Gouy pour la voix off.

    Yves, comédie de Benoît Forgeard, avec William Lebghil, Doria Tillier, Philippe Katerine,
    Alka Balbir et Antoine Gouy, 2019, 107 mn, en ce moment sur Canal+
    http://eccefilms.fr/yves

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"

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  • L'homme qui murmurait à l'oreille des frigos

    Non, cette chronique de L’‎Œil du frigo ne parle pas du chef d'oeuvre de et avec Robert Redford. L'homme dont on parle ici est Mike Enslin, interprété par John Cusack dans le film d'horreur Chambre 1408. Un film qui n 'est pas sans référence avc Shining, un autre chef d'oeuvre, mais celui-là de Stanley Kubrick. Encore une histoire d'hôtel hanté et d'écrivain en proie aux affres de la création. Avec un frigo, ici, pour protagoniste.

    Eh oui il fallait que ça arrive, voir un homme qui parle à son frigo. L'excellent John Cusack pète une durite dans une chambre hantée et se met à parler au fond du frigo. Il n'y a pas à tortiller : à ce niveau, on peut considérer que le fusible de la réalité a cramé. Bien sûr, en tant qu'écrivain sceptique il s'est dit qu'une nuit dans une chambre "pseudo" hantée c'était un job vite fait et bien rémunéré. Franchement, j'aurais fait pareil et me serais rendu la gueule enfarinée dans une chambre hantée juste histoire de voir.

    A ce stade du film, Mike comprend que son esprit s'évade par le fond du frigo. Ce n'est pas pour rien que le directeur de l'hôtel, l'inquiétant Samuel L Jackson, vient converser en vision subjective avec Mike. C'est assez rare que l'on touche le fond du frigo, généralement on touche le fond de la bouteille ou de la vie. Ouvrir le fond du frigo est une excellente trouvaille pour montrer à quel point John a perdu la tête. La preuve, il réclame à boire alors que la porte du frigo regorge de quelques mini-bouteilles qui peuvent vous terrasser un homme. On y voit même, il me semble - à moins que mon esprit déraille - une bouteille de champagne de la marque Mumm Cordon Rouge, qui pourrait bien servir à fabriquer un verre de Téquilla boum boum, dont les effets en matière de disjonction générale ne sont plus à prouver ! Bref c'était pas le moment de poser une question rhétorique.

    Mais, le sommet, c'est la destruction du frigo, avec cette crise de nerf qui fait sauter chips, cacahuètes et autres saloperies de la mal-bouffe. La caméra est alors repassée du côté du réel alors que John est toujours en lévitation. Du grand art. J'espère qu'ils n'ont pas eu à retourner la scène plusieurs fois. Il est évident qu'une fois de plus je ne peux vous proposer une recette de cuisine, compte-tenu des ingrédients de ce frigo psychologique.

    Le meilleur de la scène réside dans la fermeture de la porte. John reprend ses esprits et il ferme cette voie de délire. C'est simple et efficace. Tout est dans le "fermé de porte du frigo". Ça claque à vous réveiller un mort, ou à vous réveiller d'un cauchemar. Hélas, je soupçonne le frigo d'être dans le coup ! Petit conseil : tentez chez vous plusieurs sortes de fermeture de frigo et vous verrez les réactions de votre entourage. C'est tout un langage frigorifique !

    Bon juste une information si vous hurlez après votre frigo sans aucune raison : j'entends par là, sans qu'aucun de vos ados n'ait renversé la bouteille de lait ou mangé votre plat favori, alors il est temps de consulter !

    A voir sans faute pour quelques frayeurs nocturnes

    ODF

    Chambre 1408, horreur américain de Mikael Håfström
    avec Samuel L. Jackson, John Cusack, Tony Shalhoub et Mary McCormack
    2007, 104 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Chambre 1408 Frigo"
     

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  • Dans une cuisine, y'a un frigo

    Place cette semaine avec Cuisine et Dépendances, tiré et adapté de la pièce de théâtre du même titre d'Agnès Jaoui et de Jean-Pierre Bacri. Une cuisine, nous dit-on ; et aussi un frigo, aurait pu nous préciser notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo qui n'avait que l'embarras du choix pour sa série inimitable.

    On ne présente plus Cuisine et Dépendances, un film à voir ou à revoir sans fin, tellement tout y est à sa place. Mais je ne l'avais jamais regardé avec le point de vue d'un frigo, et franchement ça change la donne. Le réalisateur d'ailleurs ne s'en cache pas : dans une cuisine il y a un frigo, et il va s'en servir. J'aurais pu vous en montrer à la pelle... j'aurais eu l'air intelligent, moins vide que le frigo du voisin. Car des séquences de frigo qui s'ouvrent et qui se ferment dans ce film, il y en pléthore.

    j'ai donc choisi la première séquence car elle est nouvelle, inédite. Nous avons un champ contre champ entre frigo. Du jamais vu. Un dialogue de porte ouverte et de loupiote entre deux machines à froid. Du grand, grand art !

    Le regard de Bacri se ballade au dessus des toits et tombe sur un voisin plongé dans sa solitude. Elle est tellement prégnante qu'il ouvre machinalement le frigo, dont on imagine qu'il est à moitié vide, et prend quelque chose sans grande conviction. Ceux qui se sont déjà retrouvés seuls à tourner en rond, atteints d'insomnie ou pas, savent de quoi je parle. Il arrive toujours un moment où l'on ouvre le frigo. On sait pourtant qu'il n'y a personne et qu'il n'y a pas grand chose pour vous réconforter, mais on l'ouvre, comme on ouvre son âme dans le vide. Et puis, rien. Alors, on prend un fromage moisi ou un yaourt périmé, et on le mange sans trop de conviction. Dans les moments les plus graves, on y retourne même... C'est dire si l'attraction frigoristique est grande !

    Et à coté de Bacri, il y a la vie, le stress, la vie sociale... Sam Karman se ramène dans la cuisine à fond, pose et ouvre le frigo dont on voit la joie de vivre. C'est rapide, furtif, mais il y a assez dans le frigo pour nourrir tout le bâtiment. La bouteille de champagne s'extrait rapidement, et hop, la soirée va commencer.

    C'est un champ contre champ subtil, vous avez une vie qui frôle le désert et une autre haute en couleur. Les deux frigos fournissent pourtant le même froid, mais c'est comme toujours : cela dépend de ce que l'on en fait. Alors, je vous le dis : ne vous laissez pas abattre quand rien ne va, que le monde s'écroule et que la vie se vide : remplissez votre frigo. Achetez des bons produits avec de la couleur, des odeurs et ouvrez votre frigo aussi souvent que vous voulez. Le moral repointera assez rapidement son nez. Pour les autres, qui ont une vie sociale bien achalandée, laissez tranquille votre frigo : Il vous le rendra dans les moments les plus sombres.

    ODF

    Cuisine et Dépendances, comédie française de Philippe Muyl
    avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Zabou,
    Sam Karmann et Jean-Pierre Darroussin,
    1992, 96 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Cuisine et Dépendances Frigo"
     

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  • Vous prendrez bien un peu de cervelle

    Frisson réfrigéré garanti pour Hannibal, la suite du Silence des Agneaux. Et évidemment, ce film ne pouvait être abordé par notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo que sous un point de vue culinaire et électroménager... Terrifiant et palpitant.

    Clarice Starling, alias Julianne Moore (qui reprend le rôle initialement tenu par Jodie Foster dans Le Silence des Agneaux) va coincer l'infâme Hannibal Lecter qui se prépare une cervelle fraiche.

    Elle l'épie dans l’entrebâillement de la porte. Et oui  : l'agent est une voyeuse, et on se demande bien ce que peut faire Hannibal devant cette cervelle ouverte.

    Le regard passe sur le frigo en arrière plan, car c'est bien lui qui va devenir le personnage principal de la scène. Comme elle n'est pas très douée pour faire une attaque par surprise. Elle se retrouve plaquée contre le frigo, un magnifique appareil vintage de la marque Frigidaire (dont j'ai retrouvé la trace ici). Elle se fait piéger par la porte d'un frigo (apparemment vide) et Hannibal. Le malin brise la poignée de ce dernier. Petite appréhension de ce qui va suivre : il est prêt à tout. Car arracher la poignée de son frigo vintage c'est un acte douloureux mentalement qu'il surpasse avec brio. Mais, mieux encore, embrasser sa belle piégée par un frigo alors qu'il n'a qu'une envie c'est de la dévorer, là on est dans un délire absolu. Une sorte de mise en abîme du frigo sur fond de scène sadomasochiste avec une crinière coincée dans un frigo. Parfois je me demande si les réalisateurs sont bien frais dans leur tête pour imaginer ce genre de scène. Ou alors ils ont dû former un club secret pour créer des scènes toujours plus folles avec un frigo.

    Tout y est : nourriture, amour, sexe, peau, regard, frigo et jouissance finale dans l'horreur absolue. Comme si la belle Julianne au sommet de son masochisme éprouvait un inconvenant plaisir à se faire découper la main alors qu'elle est prisonnière d'un frigo de la marque Frigidaire. Sa crinière est déjà au frais, alors on peut y mettre aussi le reste bien découpé en morceaux. Prête à tout elle aussi pour arrêter l'homme qui l'attire et qui la découpe mentalement puis physiquement... On est presque dans du Cronenberg.

    Oui j'avoue je me pose cette drôle de question : voulait-il embrasser la belle Julianne ou la porte de son frigo qu'il vient de casser ? La question restera en suspens devant cette scène terriblement à fleur de peau.

    A voir sans appétit.

    ODF

    Hannibal, film d'horreur américain de Ridley Scott
    avec Anthony Hopkins, Julianne Moore et Giancarlo Giannini,
    2001, 131 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Hannibal Frigo"
     

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