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• • • de cinéma ? De films ?

  • Sortie en 4K Ultra HD de Voyage au Bout de l’Enfer

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    L’illustration en couverture de cette chronique parlera à beaucoup de personnes d’entre vous. Elle reprend en dessin une scène culte du film non moins légendaire de Michael Cimino, Voyage au Bout de l’Enfer, datant de 1979. Après une ressorti en salle cette semaine, il sera disponible le 21 août 2018 dans une version restaurée en 4K Ultra HD.

    Lauréat de cinq Oscars® en 1979, dont celui de Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur acteur dans un second rôle pour Christopher Walken, Voyage au Bout de l’enfer est largement reconnu comme l’un des grands chefs-d’œuvre du cinéma et renferme quelques-unes des scènes les plus mémorables de l’histoire du 7e art.

    Lorsque Michael (Robert De Niro), Steven (John Savage) et Nick (Christopher Walken) sont capturés par les Viêt-Congs, ils sont forcés de jouer à la roulette russe par leurs cruels geôliers, qui parient sur leur survie.

    L’expérience de la captivité les marque physiquement et mentalement, et lorsque Michael retourne à Saïgon pour honorer la vieille promesse faite à un de ses amis, il fait une découverte aussi terrible qu’inattendue.

    À noter également les extraordinaires performances de Meryl Streep dans le rôle de la femme dont Michael et Nick tombent amoureux, et de John Cazale (Le Parrain, Un après-midi de chien) dans celui de Stan, leur ami fragile et instable.

    Les amoureux du cinéma se précipiteront sur le coffret édité par StudioCanal et Carlotta Films comprenant le film en 4K Ultra UD, le film en Blu-Ray, des suppléments en Blu-Ray avec des interviews du critique David Thomson, de Michael Cimino, de Mickey Rourke, du directeur de la photographie Vilmos Zsigmond et de John Savage, sans oublier un choix de scènes coupées. Le coffret sera complété de la bande originale du film en CD, d’un livret de 64 pages sur la genèse d’un des plus grands films de l’histoire du cinéma et du script original du film, The Man who came to play.

    Un vrai événement pour cinéphile sur un brillant plaidoyer contre les guerres.

    Michael Cimino, Voyage au Bout de l’Enfer, avec Robert De Niro,
    Christopher Walken, Meryl Streep et John Cazale
    En salle depuis le 25 juillet
    StudioCanal / Carlotta Films, en 4K Ultra HD, Blu-Ray, avec la BO en CD,
    3H04, 1979, réédition le 21 août 2018
    http://www.studiocanal.com

  • Joueur 1, prêt, partez

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    Que les lecteurs de Bla Bla Blog m’excusent : l’écriture d’une chronique sur Ready Player One, le nouveau Speilberg, aurait nécessité un double, voire triple visionnage, démarche que le bloggeur avoue ne pas avoir faite. Il est vrai aussi que le dernier long-métrage de Spielberg, qui est aussi le premier film de SF qu’il a réalisé depuis La Guerre des Mondes (2005) vient de sortir dans les salles.

    Bien entendu, ce n’est pas l’histoire en elle-même qui nécessite une relecture et une analyse pointue. Elle est même d’une simplicité évangélique : en 2045, dans un futur rongé par la pollution, les conflits et la misère sociale, les habitants, fatalistes, se réfugient dans le jeu, en l’occurrence un monde idéal et virtuel, l’OASIS. Wade Owen Watts fait partie de ces drogués à ce jeu en ligne. Son avatar Parzival, navigue tel un super héros, à la recherche d’un trésor, l’easter egg, caché par le créateur de l’OASIS, James Halliday. Mais d’autres joueurs sont à la recherche de cet objet virtuel et surtout de sa récompense de 500 milliards de dollars, bien réelle celle-ci.

    Les amateurs de Spielberg boiront comme du petit lait ce pur divertissement, aux effets visuels bluffants. Mais ce sont les fans de pop culture qui se régaleront le plus devant un film aux références nombreuses : Akira, Le Géant de Fer ou Retour vers le Futur. Les nostalgiques auront également droit à un grand bain dans les années 80, avec une grande place accordée aux jeux vidéos de cette époque. Mais la séquence phare du film restera sans doute celle consacrée à Shining de Kubrick. Un Kubrick qui, au moment de son décès en 1999, travaillait sur le projet de film A.I. Intelligence artificielle, que réalisa finalement... Steven Spielberg.

    Inspiré du roman Player One d'Ernest Cline, Ready Player One peut autant se voir comme un objet ludique que comme un hommage d’un réalisateur culte au cinéma qu’il aime.

    Ready Player One, de Steven Spielberg, avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, T. J. Miller, Simon Pegg et Mark Rylance, USA, 2018, 140 mn

  • Les bourreaux meurent aussi

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    Il était question il y a quelques semaines de l’assassinat d’Heydrich, un sujet traité avec maestria par Laurent Binet dans HHhH, avant deux films tournés et sortis à un an d’intervalle : Opération Anthropoid de Sean Ellis et HhhH de Cédric Jimenez.

    Les habitants de Montargis vont découvrir au cinéma, grâce à l’association d’art et d’essai Les Cramés de la Bobine, une autre version de cet acte de la Résistance tchèque avec un film plus ancien, Les Bourreaux meurent aussi, de Fritz Lang et datant de 1947. Cette fois, cette fiction s’intéresse à d’autres personnages, dans une version plus classique.

    En mai 1942, dans Prague occupée par les nazis. Heydrich, le bras droit de Himmler, est victirne d’un attentat qui lui coûte la vie. L’auteur du complot, le docteur Svoboda, se réfugie chez son ami, le professeur Novotny. Mais la Gestapo multiplie les rafles, menaçant de tuer des centaines de personnes si le coupable ne se dénonce pas. Le professeur Novotny tombe bientôt entre les mains de l’ennemi.
    Une curiosité, à ne pas manquer.

    Les Bourreaux meurent aussi , de Fritz Lang
    avec Brian Donlevy, Hans Heinrich von Twardowski et Walter Brennan,
    USA, 1947, 2h15

    Au cinéma l’Alticiné, proposé par Les Cramés de la Bobine,
    du 15 au 20 mars 2018 (débat le 15 mars à 20H30)

    "La bête doit mourir"

  • Black Panther sort ses griffes

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    Unique : tel est le qualificatif que l’on peut singulièrement donner à Black Panther, blockbuster de Marvel dédié à un super-héros, pas forcément le plus connu en France.

    Encore un super-héros, me direz-vous ! Celui-ci fait pourtant date puisqu'il donne à un afro-américain le premier rôle et à la communauté noire un écho inédit jusque-là. Il est du reste peu probable que Marvel s’attendait à un tel raz-de-marée.

    La Panthère Noire était au départ un héros de comics créé aux Etats-Unis, en plein mouvement des droits civiques. Les lecteurs afro-américains trouvaient dans cet personnage – noir – un héros proche d’eux. Là sans doute est l’une des raisons du succès de cette adaptation cinéma.

    Chadwick Boseman endosse à merveille le costume de Black Panther, alias le prince T'Challa devenu, à la mort de son père assassiné, souverain du royaume imaginaire, secret et technologiquement hyper avancé du Wakanda.

    Droits civiques, féminisme et intrigue politique

    Aidé de sa fiancée Nakia (Lupita Nyong'o), de sa sœur Shuri (excellente Letitia Wright) et de l’officier Okoye (Danai Gurira), il se lance à la recherche d’un artefact volé à Londres en vibranium, une matière première à l’origine des avancées scientifiques du Wakanda. Les voleurs de cet objet précieux, qui risquent de dévoiler au reste du monde l’existence du mystérieux royaume africain, menacent dangereusement le pouvoir royal comme la vie de Black Panther. Les femmes de son entourage ne seront pas de trop pour l’aider à lutter.

    Intrigue maligne, costumes chatoyants, bande originale séduisante produite par Kendrick Lamar, design incroyable des architectures et des vaisseaux, effets visuels bluffants : mille et un détails font de ce blockbuster grand public une vraie réussite. Cet objet cinématographique ose s’aventurer sur des thèmes peu familiers dans ce genre de films de super-héros : droits civiques, féminisme et vraie intrigue politique – même si le manichéisme n’est pas absent. Black Panther pourrait être défini comme un objet cinématographique unique, entre SF, film d’action et d’espionnage à la James Bond (la séquence en Corée du Sud) et surtout plongée dans les rites tribaux ancestraux.

    Black Panther est un vrai enchantement visuel et musical , autant que la surprise ciné de ce début d’année, surprise qui a amené dans les salles des millions de spectateurs, pour la plupart stupéfaits par l’audace des studios Marvel.

    Black Panther de Ryan Coogler, avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan
    Forest Whitaker, Lupita Nyong'o, Letitia Wright et Danai Gurira,
    Marvel Studios, 134 mn, 2018

  • Télérama’enfants

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    Le Festival Cinéma Télérama revient du 21 février au 6 mars 2018 dans 185 cinémas art et essai sur tout le territoire. C’est l’occasion pour les enfants, mais aussi les plus grands, de voir, à un tarif accessible, une sélection de films, choisis de concert par Télérama et l’AFCAE (Association Française des Cinémas Art et d’Essai).

    Des films pour les tout-petits aux films les plus familiaux, cette sélection démontre toute la diversité et la richesse du cinéma Jeune Public. Long ou court, animé ou en prises de vue réelles, documentaire ou fiction, ces films entendent favoriser l’éducation au cinéma.

    Ce festival est aussi l’occasion de souligner le travail quotidien des salles Art et Essai, à travers des animations qui, au-delà de l’éveil aux pratiques artistiques, créent du lien social.

    Les 11 meilleurs films jeune public de 2017 sont à découvrir en avant-première : La Ronde des Couleurs, Des Trésors plein ma Poche, Cadet d’Eau douce, Agatha Ma Voisine Détective, Coco, La Vallée des Loups, Le Voyage de Lila, Willy et les Gardiens du Lac, Croc -Blanc, Le Grand Méchant Renard, Paddington 2, Un Conte peut en cacher un autre, Zombillénium et Lou et l’Île aux Sirènes.

    Festival cinéma Télérama enfants 2018, du 21 février au 6 mars 2018

     

  • Pour toi, mon amour, je décrocherai l’Everest

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    L’Ascension est la comédie de l’année 2017 et certainement le film qu’il faut voir cet hiver.

    Cette aventure humaine est inspirée d’une histoire vraie, celle de Nadir Dendoune, le premier franco-algérien arrivé au sommet du toit du monde (Un Tocard sur le Toit du Monde, éd. JC Lattès).

    L’Ascension, réalisé par Ludovic Bernard, avec Ahmed Sylla, Alice Belaïdi et Nicolas Wanczycki dans les rôles titres, raconte l’histoire de Samy Diakhaté. Ce néophyte d’origine sénégalaise part de la Cité des 4000 à La Courneuve pour rejoindre le Népal. Au terme d’un pari fou pour les beaux yeux de la belle Nadia, le jeune homme se lance dans l’ascension de l’Everest.

    Pour les beaux yeux de Nadia

    L’an dernier, L'Ascension n’est pas passée inaperçue. Cette comédie très bien menée a reçu le grand prix du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2017. Ludovic Bernard suit habilement le défi de Samy dans un environnement hostile et inédit pour le banlieusard sans expérience. Le réalisateur alterne les scènes en montagne et les réactions des proches restés en région parisienne – les parents, de Samy, Nadia, les amis, les habitants de la Courneuve et les animateurs intarissables de Radio Nova.

    L’Ascension est plus que le récit de 8848 mètres harassants à travers une nature hostile : il s’agit aussi d’un bel hommage au 93, d’une histoire d’amour naissante et d’un défi humain et sportif mené par un jeune homme à la pugnacité exceptionnelle. Impossible de rester insensible. Vraiment impossible.

    L’Ascension, de Ludovic Bernard, avec Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Nicolas Wanczycki,
    Kevin Razy et Waly Dia, France, 2017, 1H45, en ce moment sur Canal+


  • Ma consœur à la Maison Blanche

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    Il ne reste plus que quelques jours pour découvrir sur Canal+ Menaces sur la Maison Blanche d’Erik Van Looy. Il ne faut pas s’arrêter sur le titre français qui pourrait faire penser à un de ces blockbusters américains des années 90, lorsque Harrisson Ford jouait le rôle des Présidents survitaminés et indestructibles.

    Sous ses airs yankees, le long-métrage que propose en ce moment la chaîne cryptée a cette première caractéristique originale d’être 100 % belge, tournée autour de Bruxelles et jouée en flamand.

    Menaces sur la Maison Blanche ose le thriller complotiste à partir d’une intrigue tenue et maligne. Lors d’une visite en Europe de la Présidente américaine (Saskia Reeves), un groupe terroriste infiltré au cœur de l’appareil d’État américain kidnappe la femme et l’une des filles du premier ministre belge (Koen De Bouw). On lui promet qu’elles seront rendues s’il assassine lui-même la Présidente américaine lors de sa visite officielle.

    Voilà le premier homme belge face à un dilemme insupportable, et avec pour toute aide celui de sa collaboratrice Eva (Charlotte Vandermeersch), enlevée elle aussi. Le premier ministre a quelques heures devant lui pour faire face à un groupe d’extrémistes bien décidés à semer le chaos en Europe, "pour réveiller le monde".

    Menaces sur la Maison Blanche est un petit bijou de série B, à la facture qui ne dépaysera pas les fans de film d’action, à ceci près que les lieux de ce thriller se situent au cœur de l’Europe, avec dans le rôle principal un fringant premier ministre, formant avec sa collaboratrice un duo attachant pris au piège dans un piège diabolique et palpitant. Comme le dit l’organisateur de ce complot : "Des avions qui s’écrasent dans des tours on a déjà vu. Mais un premier ministre obligé d’abattre la Présidente des USA, reconnaissez que c’est spécial."

    Menaces sur la Maison Blanche, d’Erik Van Looy, avec Koen De Bouw, Stijn Van Opstal, Charlotte Vandermeersch, Saskia Reeves, Adam Godley, Truus de Boer, Wim Willaert
    et Nathan Wiley, Belgique, 2016, 1h55

    Sur Canal+, jusqu'au 24 novembre

  • Valérian et Laureline, agents très spatiaux

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    Un peu plus d’un mois après sa sortie à grands frais, pourquoi ne pas revenir sur Valérian et la Cité des Mille Planètes ? Le dernier opus de Luc Besson, rêve d’enfant du réalisateur du Cinquième Élément autant que défi artistique et pari commercial, propose une adaptation du couple de SF le plus connu et le plus glamour de la bande dessinée.

    En collaboration avec ses deux créateurs, le dessinateur Jean-Claude Mézières et le scénariste Pierre Christin, Luc Besson propose de rendre justice à Valérian et à Laureline, dont les aventures ont été largement pompées par les créateurs de Star Wars. Le résultat : la plus grande superproduction française (197 millions d’euros), si grande que l’avenir de la société de production EuropaCorp dépend de la réussite ou de l’échec du film.

    Valérian et la Cité des Mille Planètes adapte l’histoire de L'Ambassadeur des Ombres (1975) et non pas la BD de 1971, L'Empire des Mille Planètes, dont le film de Luc Besson reprend une partie du titre.

    Nous sommes en 2740. Les agents gouvernementaux Valérian et Laureline sont chargés de récupérer un réplicateur – en réalité une charmante bestiole dotée d’un pouvoir de reproduction d’objets physiques, dont une étrange perle. Après le succès par nos agents de cette mission, le précieux réplicateur est amené sur Alpha, une base spatiale héritée de l’ISS et peuplée de 17 millions d’êtres vivants humains et surtout d'extra-terrestres. Mais des créatures jusque-là inconnues, venues de la mystérieuse planète Mül, viennent dérober le réplicateur et enlever, par la même occasion le Commandeur Filitt. Les agents Valérian et Laureline se lancent dans une course à la recherche de ces êtres fascinants et comme venus de nulle part.

    De mauvaises langues ont fait la fine bouche devant ce grand et beau divertissement populaire. Luc Besson sait faire ce qu’il sait le mieux faire : raconter une histoire, faire vivre ses personnages sans temps mort et aussi montrer que le cinéma français peut rivaliser avec les blockbusters américains. À n’en pas douter, voilà qui a fait grincer pas mal de dents outre-atlantique.

    Dane DeHaan et Cara Delevingne, dans les rôles respectifs de Valérian et Laureline, jouent le rôle d’agents spécieux et spatiaux en pleine forme. Ils cavalcadent, se battent, croisent des créatures extra-terrestres et extraordinaires et ne manquent pas de se chercher dans un jeu digne de "je t’aime moi non plus", avec une fin entendue dès le début. Une mention spéciale est décernée à Cara Delevingne – certes pas suffisamment rousse pour le rôle – pour son interprétation d’une Laureline courageuse, bravache et qui ne s’en laisse pas conter.

    À l’heure de l’écriture de cette chronique, après le flop de Valérian aux États-Unis et le succès au box-office français (4 millions d’entrées), les producteurs ont les yeux rivés sur la fréquentation en Chine, pour l’heure rassurante mais sans garantie d’une suite, pourtant déjà écrite par Luc Besson. Ce qui serait d'ailleurs fort dommage.

    Valérian et la Cité des Mille Planètes, de Luc Besson, avec Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna et Ethan Hawke, EuropaCorp, France, 2017, 138 mn, toujours en salle
    "Star Wars pris la main dans le pot de confiture"
    "Laureline et Valérian, bons pour le service"

  • Danse avec les démons

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    Le manga Dance with Devils, produit par le studio Brain’s Base (OAV Assassination Classroom, Kurenai, Rinne ou Blood Lad), sort le 15 mars en DVD.

    Ritsuka suit une scolarité tranquille jusqu’au jour où elle est convoquée par le Président du conseil du lycée, Rem Kaginuki, qui l’accuse de pratiques satanistes au sein de l’établissement. Bouleversée, elle rentre chez elle mais sa maison a été cambriolée et sa mère a disparu. Contre toute attente, Rem vient à son secours et ensemble, ils partent sur les traces de sa mère. Les ravisseurs semblent être à la recherche du grimoire défendu, un livre de magie noire renfermant des secrets sur les vampires et les démons. Quel secret Rem semble-t-il dissimuler ? Et pourquoi la famille de Ritsuka semble-t-elle liée au grimoire défendu ? Après avoir découvert la vérité, quelle voie choisira-t-elle : démon ou humain ?

    À la croisée des genres, entre occultisme, fantastique, romance et gothique, Dance with Devils sort des clichés habituels en proposant une histoire articulée autour d’un harem inversé.

    Une adaptation en long-métrage est prévue pour sortir dans les cinémas japonais en fin d’année.

    Dance with Devils, 289 minutes, Kazé Anime à partir de 14 ans, en DVD le 15 mars

  • La la la ♫♪♫

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    C’est le succès cinéma et musical du moment : le film La La Land déverse des étoiles plein les mirettes à des millions de spectateurs et d’auditeurs. Du jamais vu depuis des années : la comédie musicale, un genre complet, difficile et ingrat que l’on disait passer de mode, revit sur grand écran grâce au réalisateur américano-canadien Damien Chazelle et ses interprètes Emma Stone et Ryan Goslin. Les comédiens forment le couple le plus glamour que l'on ait vu depuis longtemps. Il faut dire qu'ils se connaissent bien : avant La La Land, ils avaient déjà joué ensemble dans Crazy, Stupid, Love (2011) puis dans dans Gangster Squad deux années plus tard.

    La comédie musicale était réapparue épisodiquement ces dernières années, soit en reprenant des concepts qui avaient fait leur preuve (Chicago), soit en revisitant le genre, avec plus ou moins de réussite (Moulin Rouge). La La Land suit une autre voie : celui de la création originale comme de l’hommage aux grands classiques des années 30 à 50. Il y a cinq ans, c’était ainsi que Michel Hazanavicius avait écrit son chef d’œuvre The Artist, avec Ludovic Bource pour la musique.

    Pour La La Land, le compositeur Justin Hurwitz a bâti une bande originale sur mesure. Les auditeurs retrouveront l’ambiance du film, avec des morceaux déjà anthologiques, composés avec soin et interprétés avec amour par des acteurs et chanteurs inspirés.

    L’album s’ouvre par le majestueux Another Day of Sun, au souffle coloré inoubliable. Dans la grande tradition des comédies de Fred Astaire et de Gene Kelly, les chœurs deviennent des personnages et des interprètes à part entière, à l'image aussi de Someone in the Crowd. Malin et magicien, Justin Hurwitz n’imite pas, pas plus qu’il n’est dans l’hommage transit du répertoire chrooner des années 50 (A Lovely Night). Le musicien va naturellement piocher du côté du jazz (Mia & Sebastian’s Theme, Summer Montage / Madeline), du free jazz (Herman’s Habit), mais aussi du classique (Planetarium) et de la pop. Ainsi, ne peut-on pas voir dans City Of Stars un peu de Coldplay et leur tube A Sky Full Of Stars. John Legend, dans un second rôle notable, propose un titre pop-rock avec Start a Fire, une parenthèse plus contemporaine mais moins convaincante.

    La La Land est une pure merveille musicale et assurément déjà un classique, aux mélodies entêtantes (Engagement Party) et qui vous redonnent le smile : "Ba da da… I think about that day / I let him at a Greyhound Station / West of Santa Fé / We were seventeen, but he was sweet and it was true / Still I did what I had to do / Cause I just knew..." ♫♪♫ La la la...

    Justin Hurwitz, La La Land, Interscope Records, 2017

  • Le Festival Télérama a le plaisir de vous annoncer la naissance de son petit dernier

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    20 ans, c’est l’âge pour le Festival Télérama de donner naissance à sa déclinaison cinéma pour jeune public : le Festival Cinéma Télérama Enfants. Il se déroulera du 15 au 28 février, en pleine période de vacances scolaires.
    Le principe est similaire à la version adulte : dans toute la France, 115 cinémas d’art proposeront une sélection des 14 meilleurs films pour enfants de l’année 2016, de Miss Peregrine et les Enfants particuliers à Ma Vie de Courgette, en passant par La Tortue rouge ou Le Garçon et la Bête.

    L’objectif affiché de ce nouvel événement, à destination de nos chères têtes blondes, est d’initier les enfants dès le plus jeune âge au cinéma – et au "bon" cinéma : "Le cinéma, d’animation ou pas, est vraiment une belle manière d’éduquer les jeunes et de leur apprendre à regarder le monde", dit à ce sujet le comédien et réalisateur Jérôme Elkaïm.  

    Au menu de cette manifestation : des découvertes, des voyages, des sensations, des frissons, du rire et des films, longs ou courts, pour tous les goûts.

    Le  Festival Cinéma Télérama Enfants permettra également de voir plusieurs créations en avant-première : La Jeune Fille et son Aigle d’Otto Bell (Grande-Bretagne, Mongolie, États-Unis, dès 12 ans, 85 mn), Anastasia de Don Bluth et Gary Goldman (États-Unis, dès 7 ans, 95 mn), Panique tous courts de Stéphane Aubier et Vincent Patar (Belgique, dès 6 ans, 45 mn) et Le Vent dans les Roseaux de Nicolas Liguori et Arnaud Demuynck (France, Belgique, Suisse, cinq courts-métrages, dès 6 ans, 65 mn). 

    Idéal pour occuper intelligemment pendant les vacances nos chers petits monstres.

    Festival Cinéma Télérama Enfants
    Du 15 au 18 février 2017, dans 115 cinémas d’art et d’essai dans toute la France
    http://www.telerama.fr/festivalenfants/2017

  • Grey et sa secrétaire

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    Une jeune Américaine mal dans sa peau tombe sous le charme vénéneux et érotique de Grey, son patron. Vous aurez bien sûr deviné le pitch du film... La Secrétaire.

    Alors que sort cette semaine le second volet de Cinquante Nuances de Grey, l'adaptation du best-seller de new romance de EL James , il n'est pas inutile de reparler de l'autre long-métrage notable sur le SM, sorti il y a une quinze d'années et qui prenait à bras le corps ce sujet sulfureux.

    À sa sortie en 2002, La Secrétaire de Steven Shainberg, avec Maggie Gyllenhaal et James Spader dans les rôles principaux, a été accueilli par des critiques flatteuses et une fréquentation honorable pour une œuvre qui faisait de la soumission sexuelle son thème de prédilection. Un effet collatéral de l'affaire Clinton-Lewinsky qui venait à peine de s'achever et qui faisait à l'époque les gorges chaudes des médias ? On peut s'interroger.

    Quinze ans plus tard, l'analogie entre La Secrétaire et Cinquante Nuances de Grey est troublante. Notons d'abord que ces deux films sont des adaptations d'œuvres romanesques écrites par deux femmes : Mary Gaitskill pour Secretary et EL James pour Fifty Shades of Pale, en trois volumes. C'est d'ailleurs l'adaptation du second tome, Cinquante Nuances plus sombres, qui sort cette semaine en salles.

    Deuxième point commun, le patronyme du personnage principal, Grey, n'est pas un effet du hasard. EL James n'a jamais nié l'influence de Mary Gaitskill pour l'écriture de son best-seller. Toutefois, là s'arrête la similitude, car même si les deux Grey jouent sur leur position hiérarchique pour soumettre leur maîtresse, le spectateur est en droit de regretter chez Christian Grey (joué par James Dorman dans Cinquante Nuances plus sombres) une certaine fadeur et un manque de charisme. Le caractère de ce sémillant businessman reste "flat" (si le bloggeur peut se permettre ce gimmick entrepreneurial), bien plus édulcoré en tout cas que "l'autre Grey", E. Edward Grey. Dans La Secrétaire, le personnage joué par l'excellent James Spader est un homme d'affaire névrosé. Sa rédemption doit passer par la soumission qu'il fait subir à sa secrétaire. Voilà d'ailleurs l'autre personnage de cette forme de dialectique du maître et de l'esclave : la merveilleuse Maggie Gyllenhaal est Lee Holloway, une fille mal dégrossie, frustrée et tout juste sortie d'hôpital psychiatrique. Pour elle, comme pour son patron d'amant, le salut viendra de cette forme d'asservissement. "L’expérience de la douleur et du plaisir" renverse la position de dominant-dominée. Lee et Edward font de leurs fantasmes des outils pour se construire en tant qu'homme et femme, mais aussi en tant que couple.

    Dans Cinquante Nuances de Grey, réalisé par Sam Taylor-Wood, le pacte entre le businessman et son assistante devenue maîtresse prend la forme d'un contrat froid et cynique. Il est vrai qu'entre La Secrétaire et l'adaptation des romans d'EL James il s'est passé quinze années, marquées par la crise des subprimes, la mondialisation à marche forcée et le triomphe des élites hyper-libérales. Alors qu'E. Edward Grey évoluait dans un modeste cabinet d'avocat, Christian Grey gère une multinationale prospère. La timide et transparente Anastasia Steele (Dakota Johnson) tombe dans les bras d'un homme d'affaire rendu d'autant plus irrésistible qu'il est fortuné en plus d'être séduisant. Voilà le vrai péché originel d'une trilogie où la soumission sexuelle semble être calquée sur une forme d'asservissement au pouvoir et à la richesse.

    Là où La Secrétaire faisait, non sans humour, du sado-masochisme une forme de libération des personnages, mais aussi une romance amoureuse, cette pratique sexuelle devient, dans Cinquante Nuances de Grey, une allégorie de l'aliénation dans laquelle SM, soumission, pouvoir et argent font trop bon ménage.

    La Secrétaire, de Steven Shainberg, avec James Spader et Maggie Gyllenhall,
    USA, 2002, 104 min,

    Cinquante Nuances plus sombres, de James Foley, avec Jamie Dornan, Dakota Johnson, Bella Heathcote et Kim Basinger,
    2017, USA, 178 mn, en salles à partir du 8 février 2017

  • Résurrection d'un manga

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    C1 BR La Tour au-dela╠Ç des Nuages.jpgLa Tour au-delà des Nuages de Makoto Shinkai sort en ce moment en DVD en France.

    1974. Le Japon est divisé en deux. Si l’île d’Hokkaido est occupée par l’Union, le reste du pays est allié aux États-Unis. Une tour, dont le sommet se perd dans les cieux, est alors construite par l’Union. Deux amis, Hiroki et Takuya, rénovent un avion afin de réaliser leur rêve : atteindre le sommet de la tour au-delà des nuages. Une fille mystérieuse prénommée Sayuri se joint aux deux adolescents qui lui promettent de l’emmener avec eux voir la tour. L’aventure s’arrête brusquement le jour où la jeune fille disparaît sans laisser de traces. La promesse est rompue, Hiroki et Takuya abandonnent leur projet et se séparent pour suivre chacun leur route. Devenus adultes, ils seront à nouveau réunis par le destin, mais leur relation n’est plus la même.

    Récit poétique, fantastique et utopique, réalisé en 2004, La Tour au-delà des Nuages a été récompensée par le Prix Mainichi du meilleur film d'animation cette même année. Il est aujourd’hui enfin disponible en France.

    Makoto Shinkai, La Tour au-delà des Nuages, CoMix Wave Films, Kazé Animé, 2017, 137 minutes

    Copyright : © Makoto Shinkai/CoMix Wave Films

  • On ne joue plus

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    "Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme" disait Winston Churchill.

    Surviving Indie aborde le thème des batailles (parfois vaines) menées pour monter un projet dans le jeu vidéo, une industrie qui beaucoup fantasmer mais qui est aussi très concurrentielle et aujourd’hui archi-bouchée. Gamestar Arts et Devolver Digital Films  traitent du processus de création, avec son corollaire : l’échec.

    Surviving Indie raconte l’histoire de ceux qui ont réussi dans le gaming, comme ceux qui ont échoué ou ceux qui continuent d’essayer, encore et encore.

    Souvent perçu comme romantique, le monde du développement de jeux vidéo indépendants est ici présenté sans faux-semblant, dans toute sa complexité et ses atermoiements. Il est vrai que pour arriver à un jeu que vous retrouverez dans la console de votre salon, sur votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone, l’énergie dépensée s’apparente à une bataille contre des moulins à vent.

    Plusieurs figures du gaming sont présentes dans ce film : Rami Ismail (Ridiculous Fishing, Nuclear Throne), Kellee Santiago (JourneyFlowerFlow), Becca Bair Spurgin (Arcadian Atlas), Ryan Zehm (Multi-award winning VR developer), Jay Tholen (Dropsy, Hypnospace Outlaw), Tyler Coleman (Merchant) et Richard James Cook (Pixel PoetryBattlesloths, Super Combat Fighter)

    Devolver Digital propose la sortie de ce documentaire en exclusivité sur Steam. D’autres plateformes de VOD seront annoncées pour début 2017.

    Surviving Indie, en exclusivité sur Steam
    http://wwww.SurvivingIndie.com

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  • Rogue One : contrat rempli, mais sans la magie

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    Pourquoi le bloggueur est-il sorti frustré par le dernier Star Wars, Rogue One ? Encore que parler d’opus "Star Wars" pour ce prequel se déroulant peu de temps avant l’épisode IV (Un Nouvel Espoir, de fait le premier tourné en 1977) s’avère un contresens. Certes, le cahier des charges est rempli par Walt Disney pour contenter les fans de la saga : créatures extraterrestres, robots en pagaille, batailles spatiales, lutte contre le bien et le mal et – the last but not the least – le retour de figures bien connues, Dark Vador en tête (voir aussi cet article sur l'acteur Peter Cushing). Pour autant, d’où vient ce sentiment d'inaccomplissement et de frustration ?

    Sans doute pas de l’histoire. Les scénaristes ont ingénieusement développé une intrigue autour du fameux plan volé par la princesse Leia Organa au début de l’épisode IV, ce qui permet de faire la soudure avec le reste du cycle. L’impétueuse héroïne Jyn Erso (Felicity Jones) part à la recherche de son père, Galen Erso (Mads Mikkelsen, toujours aussi bon), ingénieur en chef chargé de construire l’Étoile de la Mort, diabolique arme destructrice de planètes. La jeune femme se trouve enrôlée dans les rangs d’un groupe de rebelles, avec parmi eux Cassian Andor, Baze Malbus, Chirrut Imwe et K-2SO, un robot plus vrai que nature et sans doute l’une des plus belles inventions de ce Star Wars. Tout ce petit monde part à la quête du plan de l'arme monstrueuse.

    Moins manichéen que les autres épisodes (si l’on excepte La Revanche des Siths), Rogue One respecte l’esprit de George Lucas en ce qu’il fait la part belle aux luttes cornéliennes, aux tensions familiales et aux chemins escarpés que doit suivre la Force dans un monde soumis à l’Empire.

    Les spectateurs apprécieront sur grand écran ce qui a toujours fait la magie de cette saga légendaire : les effets spéciaux (et aujourd’hui numériques), les vaisseaux spatiaux tous plus impressionnants que les autres, les combats et, plus spécialement pour ce spin-off, des paysages à couper le souffle. Jyn et ses acolytes vont de planète en planète : des landes vertes et humides de Lah'mu aux paysages désertiques de Jedha, en passant par la la base scientifique sombre et humide d’Eadu et la tropicale et faussement paradisiaque planète Scarif. C’est dans ce dernier monde que se déroulera la grande bataille pour la recherche du fameux plan et dont la furie guerrière n’est pas sans rappeler Apocalypse Now ou Full Metal Jacket. La longue et passionnante séquence autour et dans la tour d’archivage impériale identifierait pour certains Rogue One à un film de guerre. Ce serait cependant aller bien vite en besogne pour un long-métrage Disney à prendre tel qu’il est : un divertissement familial, certes plus sombre que les autres opus.

    Factuellement, Rogue One reste réussi. Mais ce spin-off se démarque trop des autres épisodes : pas d’introduction classique au large bandeau jaune défilant, une musique originale décevante et singeant les majestueux accords de John Williams (les auteurs n’ont heureusement pas été jusqu’à supprimer le traditionnel générique de fin) ou l’absence de combats au sombre laser – les puristes n’apprécieront pas. Plus important sans doute, ce qui faisait le charme des deux premiers cycles - héros mythiques, scènes quasi mythologiques telle la transformation faustienne d'Anakin Skywalker en Dark Vador et références quasi mystiques à cette religion qu'est la Force - est absent de ce prequel malgré toute la bonne volonté des créateurs et des acteurs.

    Il reste que les scénaristes et le réalisateur ont mis en place une ingénieuse séquence finale s’accordant à la perfection avec l’épisode IV de Star Wars. Rien que pour ce dernier coup d’éclat, Rogue One est à voir. Mais ne vous leurrez pas : au contraire du Réveil de la Force, sorti l'an dernier, la magie risque cette fois de ne pas être au rendez-vous.

    Star Wars : Rogue One, film américain de Gareth Edwards,
    avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn,
    Forest Whitaker et Mads Mikkelsen, 2016, 133 mn
    "Le réveil d'une épopée"