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Odyssée musical pour Dowdelin

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Ça commence par les échos d’un carnaval du côté des Caraïbes. Les premières notes de Laissé Mwen, le premier titre de Carnaval Odyssey, insuffle un esprit créole dans un album qui nous entraîne vers des univers à la fois multiples et colorés. Les surprises sont présentes à tous les étages dans cet opus assez incroyable.

Le trio de Dowdelin, David Kiledjian, Raphaël Philibert et la chanteuse Olivya, s’appuie sur des traditions martiniquaises (comme le chant maternel d’Olivya) et guadeloupéennes (l’usage du qwoka joué par Raphaël Philibert). Mais pas que : dopé aux sonorités eighties et aux rythmiques africaines, Carnaval Odyssey est un voyage musical et atemporel dans lequel traditions, modernités, recherches de sons et sens de la fête font bon ménage.

Tel était en tout cas l’objectif de ce projet imaginé par le Lyonnais David Kiledjian, alias Dawatile (Armad & Cyme, Plaster Cats, Fowatile, HILA), soucieux de faire tomber les frontières musicales et de confronter le riche patrimoine caraïbéen à d’autres sources, que ce soit le jazz (Boaty Crusy), la chanson (Laissé mwen, un hymne à la liberté et à la neutralité), la pop (Slowdown), le rap (Carnaval Odyssey) ou l’électronique (le délicieux Jay Pal, qui a quelque chose du Popcorn de Gershon Kingsley).

Traditions, modernités, recherches de sons et sens de la fête font bon ménage

À côté du rythmique Ka fwo bit, Elephant Rose s’aventure sur les terres d’un électro bidouillé et astucieux. Les instruments traditionnels et la voix d’Olivya bataillent avec des boîtes à rythme et des machines capricieuses. Vis La Vie propose, lui, une déclinaison à la fois jazz et hip hop d’un groupe refusant d’enfermer la culture créoles dans ses terres.

On aurait cependant tort de voir Carnaval Odyssey uniquement comme un patchwork. C’est aussi un album d’une grande cohérence, avec une direction lisible. Dowdelin reste ancré dans les Caraïbes mais l’enrichit de sonorités, d’influences et de rythmes assez uniques, jusqu’à faire décoller l’album dans un univers électro à la Daft Punk – mais au titre créole : Boula djèl. Une belle réussite et qui prouve toute la vitalité antillaise.

Dowdelin, Carnaval Odyssey, Underdog Records, 2018
http://www.underdogrecords.fr/artistes/dowdelin

Voir aussi : "Let’s talk about dance, baby"

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